Peter, vrai nomade…

Peter campe chez Tapik, là où nous louons notre petit bungalow à Palawan. Il est Néerlandais. Et il est le seul campeur. On l’observe un peu depuis le début, avec sa tente, ses cheveux longs et son short, torse nu. Quand il est présent, on le voit toujours un livre à la main, tranquille. Il a l’air bien plus libre que nous. Trop ?

Un soir, alors qu’un feu de camp a été allumé sur la plage, nous nous rapprochons pour discuter un peu. C’est un vrai sportif ! Il est passionné de marche, et curieusement, il parle plutôt bien Français. Il connait en effet particulièrement bien la Corse, et son GR20. Au delà de randonner, il y a un peu pratiqué le Français. Eden, en manque de gens parlant sa langue est aux Anges ! En plus, “elle aussi a fait le GR20” (bon, en fait elle a dormi dans un gite du GR quand elle était petite, effectivement). Peter nous explique que demain il repart sur Puerto Princesa, pour faire une extension de visa. C’est un voyageur au long cours. A vrai dire on s’en doutait un peu…

Depuis combien de temps il voyage ? Depuis… très très longtemps. Je pense que Peter n’a jamais été sédentaire…Il a dû commencer après ses études. De quoi vit-il ? Il ne travaille que 3 mois par an, l’été, en Europe, alors que la saison des Festivals bat son plein. Il cumule alors souvent 16H de travail par jour, 7 jours sur 7, à faire venir l’eau sur les lieux de fête. Un travail dur, mais où il ne dépense rien, et où il est nourri et logé gratuitement. Ce qu’il cumule alors comme argent lui permet de “tenir” 9 mois, jusqu’à la saison suivante. Et quand il n’est pas à l’autre bout du monde, il vit dans son van, un peu partout en Europe. Il peint, et fait de la musique électronique.

La liberté à l’état pur, en effet.

Son rêve, il le vit au quotidien. Il a fait des choix forts pour cela, et il a su se détacher du matériel, forcément…

Je ne sais pas si nous serions capables ou aurions envie de vivre comme Peter, qui m’a l’air bien solitaire, mais nous nous pouvons nous empêcher de l’admirer et le respecter.

Nous lui indiquons notre itinéraire prévu. On évoque les Galapagos. Il s’anime complètement : l’un de ses plus beaux voyages ! Il y avait rejoint ses parents, cassant sa maigre tirelire pour passer un moment parfait avec eux. A plusieurs reprises, il évoque d’ailleurs sa mère, et je me sens touchée de voir cet homme totalement libre évoquer ainsi son amour filial, à plus de 15 000 km des siens.

La liberté, oui, mais sans renoncer à l’amour qu’on porte aux siens, quand même !

 

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