Réalisation d’un rêve : Voir l’opéra de Sydney

Le 14 Janvier, nous prenons un vol très matinal pour rejoindre Sydney depuis Gold Coast. Comme ça, nous avons optimisé au max le week-end avec Julie-Anne, mais en plus, on a une grande journée devant nous pour déjà profiter de Sydney.

Jez, le copain de Geoffrey, qu’il a fini par retrouver, et qui effectivement habite bien toujours en Australie, nous a réservé une chambre au Novotel. On n’a pas encore très bien compris où il habite, mais c’est certain,  le Novotel est un bon plan (d’autant plus que Jez est un habitué et a des prix). Moins cher qu’un autre hôtel pour nous, donc, le confort d’un resort en plus. Geoffrey sourit : Jez a toujours “adoré les bons plans”. Ca tombe bien 🙂 En attendant de le retrouver ce soir, et qu’il nous explique ce qu’il fait à l’hôtel, nous posons nos sacs de backpakers dans la très belle chambre, et partons à la découverte de Sydney. L’hôtel se situe aux abords de China Town. Ha…premiers contacts avec la cité plutôt… Asiatique…mais légèrement occidentalisé quand même…On délire avec Eden dans les boutiques qui nous rappellent plutôt le Japon, et déjeunons dans un restaurant à Sushi hyper plaisant, et un peu branché, en terrasse. Les batteries sont rechargées pour partir vraiment à la découverte de la ville.

Nous prenons la direction de “Old Sydney”. Et en quelques minutes, nous sommes sous le charme. La ville allie bâtiments de l’époque coloniale et gratte ciels. Un mélange parfaitement réussi.

Visite de la cathédrale anglicane Saint Andrey, sans intérêt majeur à l’intérieur, mais joli bâtiment néogothique de la fin XIXeme. Nous apprécions surtout le parvis, devant, où ont été déposés des transats pour que tout le monde en profite. Mini pause détente, et nous admirons face à nous la mairie, de la même époque… . Nous traversons la très jolie galerie marchande “Queen Victoria Building”. Tout nous y fait envie ! Nourriture healthy partout. On se régale de fruits au chocolat. Hum…nous manquait un dessert…

Nous remontons George Street, rue commerçante, tout comme sa jumelle, Pitt Street. On en profite pour remplacer quelques vêtements qui n’ont pas résisté aux 4 mois de lessive intensive en Asie…Et Geoffrey se rend à l’Apple Store. Depuis un certain temps, son IPhone montre des signes de faiblesse étranges…Bilan. Il faut qu’il revienne demain aux aurores, pour pouvoir le faire réparer…

En attendant, nous nous dirigeons vers l’Opéra, qui est tout de même le but ultime de notre promenade ! On peut y accéder en traversant le magnifique jardin botanique. Super, ça nous fait une petite halte au calme par la même occasion. Pas trop longue. On est pressés de découvrir la “Merveille de l’Océanie” !

Et enfin, au bout du jardin, l’opéra se révèle à nous. Ha oui, il est beau ! Résolument moderne et magnifique. Il fut conçu par l’architecte Danois Jørn Utzon, alors inconnu hors de son pays, et qui remporta le concours international en 1957. Son but “en faire une sculpture, quelque chose de “vivant”, qu’on ne se lasse pas de regarder, toujours mouvant. Et il a réussi son pari. Sa structure en forme de gros coquillages est unique et ne fait penser à rien d’autre, devenant logiquement le symbole de la ville depuis son inauguration en 1973. Par contre, les travaux engendrèrent un coût pharaonique, près de 15 fois supérieur au budget initial. Et la fin de sa construction fut financée grâce à …une loterie publique !

Nous montons les quelques marches. Il est fermé. On admire le bar, très seventies, et qui me fait penser au café Georges, à Paris. Vous savez en quoi il est fait, l’opéra ? En béton armé. Et ses multiples facettes, vous savez de que c’est ? De la céramique ! Le résultat en tout cas est superbe. Et quel que soit l’angle, on ne se lasse pas de le prendre en photo.

Nous admirons par la même occasion le pont de Sydney, autre symbole de la ville, tout proche, et qui permet de relier les deux côtés de la baie de Sydney. Instant « Record » : c’est le pont le plus large du monde (presque 50 mètres), et celui qui a l’arche métallique le plus haut (sommet à 134 mètres).

Au retour, nous longeons les bars extérieurs de l’Opéra, en contrebas, invitant à y prendre place pour déguster bières, vin Australien et fruits de mer. En fond, la City. Mais déjà c’est l’heure de notre RDV avec Jez ! Retour au pas de course.

Jez nous attend déjà dans le hall de notre hôtel, et je sens que la complicité entre Geoffrey et lui est tout aussi intacte qu’entre Julie-Anne et moi. Jez est venu en Australie, comme beaucoup de jeunes gens, pour une mission. De quoi découvrir un pays tout en gagnant sa vie. Lui y a trouvé l’amour et n’est jamais reparti. Il travaille en fait sur Sydney, tout comme sa femme, Belinda, mais ils vivent à près de 2H de là. Alors ils font tous les deux du télétravail plusieurs jours par semaine (très généralisé en Australie), et viennent à Sydney à tour de rôle quelques jours par semaine. Par chance, et exceptionnellement, ils sont ici en même temps cette fois-ci.

Jez et Geoffrey : Retrouvailles autour d'une bière, comme au bon vieux temps - Sydney - Australie
Jez et Geoffrey : Retrouvailles autour d’une bière, comme au bon vieux temps – Sydney – Australie

En attendant que Belinda nous rejoigne, Jez décide de nous montrer Darling Harbour. Un quartier des plus agréables, tout neuf. Bars et restaurants s’y succèdent, on a l’embarras du choix. Pour l’heure, nous regardons l’impressionnant navire militaire qui sert de cadre au musée de la marine. Nous traversons le pont “Pyrmont Bridge”, pont tournant historique, rendu désormais aux piétons, et nous finissons par rejoindre Belinda pour dîner.

Dîner des plus chaleureux. Belinda se souvient de notre rencontre sur Paris, la seule, il y a bien 20 ans, où Geoffrey, voulant montrer à Jez ce qu’était la vraie cuisine française, nous avait tous emmenés à l’auberge des Pyrénées Cévennes, une institution, sorte de bouchon lyonnais perdu à Paris. Beau challenge que de choisir les plats pour un Britannique et une Australienne. En tout cas eux s’en souviennent encore !

Le 15 Janvier, comme prévu, Geoffrey se rend donc très très tôt à l’Apple Store, pendant qu’Eden et moi en profitons pour faire du lèche vitrine. On serait un peu en manque ? On retrouve Geoffrey en fin de matinée. Bilan : Plus de 500 Euros !! Ils ont du lui changer son IPhone : Geoffrey l’avait gardé dans sa poche de maillot une fois aux Philippines, le joujou avait donc pris l’eau, et s’était gentiment oxydé pendant un mois. Il était sur le point de s’éteindre définitivement. Un IPhone X ! Alors qu’ils se vantent qu’il soit waterproof ! Menaces, négos, rien n’y fait…Et comme en voyage ton IPhone c’est ton moyen de communication avec la terre entière, locale ou lointaine, ta caméra et ton appareil photo, ton plan, ta musique, les leçons d’Anglais de ta fille et j’en passe, tu te rends à la raison. Tu paies les 500 Euros !! “C’est indiqué dans les conditions générales, vous ne devez pas le tremper dans l’eau”. Ha, et donc la pub mensongère, on s’en fiche ? On va passer sous Android au retour, nous ! Côté positif : Geoffrey a un IPhone neuf. Côté négatif, sans parler du budget : on a perdu toutes les photos de la veille au transfert d’appareil, et  il nous faudra des jours et des jours (des semaines !) pour “recharger” tout, Apps, photos, videos et musique ! C’est qu’on n’a pas la fibre ! Et encore moins dans les jours qui suivront !

On a beau être en vrille contre Apple, on ne va pas rater les koalas et les kangourous pour autant. Eden les a déjà loupés à Gold Coast, elle ne nous le pardonnerait pas (ou moi, trop envie d’en voir !). Et vu le temps qui nous est imparti, on a retenu la “meilleure option” qui s’offrait à nous : Le zoo de Taronga. Exit les Blue Mountains, parc naturel pourtant à 50 km de Sydney seulement, et que j’espérais quand même secrètement pouvoir approcher. Soyons réalistes, en un peu moins de 3 jours, tu ne peux pas visiter Sydney, un parc naturel et voir plein de gens…

Nous nous rendons donc au port, pour prendre le ferry qui mène directement au zoo. Avantage : nous traversons la baie, avec des points de vue magnifiques, encore plus que la veille, sur l’opéra et la City, mais aussi les autres quartiers de la ville. Un super plan, en fait, de se rendre au zoo.

Sur place, nous montons directement au téléphérique pour accéder tout en haut (si on le visite dans l’autre sens, ça grimpe). On se renseigne mal, on rate les photos avec les koalas, la rencontre avec les gardiens…Mais ce n’est pas grave ! Je tombe quand même “en amour”, comme diraient les Quebecois, devant ces koalas trop choux qui se reposent, même si je ne peux pas les prendre dans mes bras. Bon, de toute façon, ils dorment 18H par jour, donc dès que tu en vois un s’étirer un peu sur son arbre, tu fonds littéralement. Qu’ils sont mignons ! De vraies peluches !! OK, j’ai déjà fait le coup avec les tarsiers. Mais j’ai le droit d’avoir un tarsier ET un koala, non ? Non… soit…

Le zoo n’est pas mal fait. Un espace est notamment dédié aux animaux du bush et nous pouvons marcher librement entre les wallabys, les autruches et les vrais kangourous.

Koala, c’est coché, Kangourou, c’est coché. Ha oui, et puis la curiosité du zoo aussi : les ornithorynques. Ces drôles de bêtes semi-aquatiques, seuls mammifères pondant les œufs (!) endémiques d’Australie, ont à la fois une queue de castor, de la fourrure et un bec de canard, ce qui leur donne un aspect des plus étranges. La première fois qu’un ornithorynque fut exposé en Europe, il parait que les gens ont cru à une blague ! En tout cas, ici, il est le symbole du Zoo. Mais au zoo résident également éléphants, girafes et autres phoques ou lions de mer, comme dans tout beau zoo de par le monde. Mais bon, nous on était surtout venus en désespoir de cause pour voir des koalas et kangourous “chez eux”. Moyennement chez eux, mais c’est fait. On peut reprendre le ferry, qu’on apprécie décidément beaucoup ! Ce soir, on dîne de nouveau avec Jez et Belinda.

 

Le 16 Janvier, Nicolas, mon ancien boss, m’a invitée à déjeuner chez lui, près de Bronte. Ca tombe super bien, nous avions repéré la Coastal Walk qui relie Bondi Beach à Coogee. Sa maison est située à mi chemin. Parfait ! Belle journée en perspective. Dès que Bondi Beach s’offre à nous, nous sommes sous le charme, découvrant une magnifique immense plage en arc de cercle bleu clair. Trop envie de baignade !! Non, soyons raisonnables, d’abord, on va chez Nicolas, qui nous attend, même s’il fait très très chaud !

La balade est magnifique. Ne vous attendez pas à une marche difficile, c’est surtout un chemin d’accès aux différentes plages de la baie, avec de magnifiques maisons d’architecte en surplomb. Les points de vue sont dans tous les cas remarquables.

Nous arrivons à l’heure dite chez Nicolas, que je retrouve tout bronzé, détendu, un vrai surfeur ! Moi qui l’avais plus connu en veste et col roulé noir, j’ai un petit choc ! Le déjeuner passe très vite. Je le sens très épanoui. Il ne veut dans tous les cas surtout pas rentrer en France. Ses enfants sont heureux, et sa femme et lui aussi. Vu le cadre dans lequel il habite, on le comprend ! Et puis lui aussi, comme Julie-Anne, est un grand sportif. Alors en Australie, il se sent comme un poisson dans l’eau. Il nous explique un peu la vie « à l’Australienne », l’immigration, les écoles, l’économie, la vie sociale et politique, etc…Et puis on parle voyage, forcément.

Mais il est déjà temps pour nous de reprendre notre marchette. Nicolas vient avec nous jusqu’à la plage de Bronte et nous nous quittons, contents de nous être recroisés. Cette plage est magnifique, toujours avec ses grosses vagues, auxquelles nous sommes désormais plutôt accoutumés, mais aussi car elle abrite une piscine d’eau de mer à flanc de falaise. Donc pour nous ce sera “jeu dans les vagues” puis “jeu dans la piscine”.

Mais il faut avancer si on veut rentrer à temps. Nouvelle petite baignade à Clovelly Beach, décidément, il fait trop chaud. Et dans ce bras de mer étroit, on se croirait aussi dans une grande piscine. Nous traversons d’autres baies, aux allures de Méditerranée, pour enfin atteindre Coogee. M…on est déjà en retard pour notre dîner…

Ce soir, nous voyons Matt et sa petite amie, Marie. Matt est mon ancien collègue, parti peu de temps avant moi et je l’adore ! On passe une soirée délicieuse. Je ne connaissais pas Marie mais elle est au moins aussi sympa que Matt, et puis Eden est ravie : enfin des gens “qui parlent Français” (et s’intéressent à elle, en prime !). Je les sens eux aussi très heureux ici. Ils nous racontent leurs contrats, leurs collègues, leur appartement…Je sais que Julie-Anne, Jez et Nicolas ont élu domicile ici pour très longtemps, voire à vie. Il y a des chances qu’il en soit de même pour Matt et Marie. L’avenir dira…

Nous les quittons à regret, mais demain, nous nous envolons pour la Nouvelle-Zelande, alors il est temps de se dire au revoir. Tiens, moi aussi je me verrais bien vivre “un peu” en Australie…

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