Réalisation d’un rêve : Faire une croisière en Polynésie

Geoffrey adore la mer. Moi…moins. Il est déjà parti en croisière quelques jours une fois aux Caraïbes avec note copain Arno mais j’ai toujours refusé de passer des vacances sur un bateau. Trop peur de m’ennuyer, le côté huis clos, ça me stresse. Et puis je m’imagine mal plonger dans l’eau depuis le pont d’un bateau en pleine mer pour seule distraction. Rappel : Avant notre tour du monde, je n’aimais même pas le snorkeling ! OK, c’était avant les Philippines et la Polynésie….

Mais comme ce tour du monde est aussi l’occasion de réaliser nos rêves, et que c’est le sien, j’ai accepté (de mauvaise grâce) une petite semaine de croisière en Polynésie “si on trouve un truc à prix raisonnable”, comptant bien sur le fait qu’il ne trouve jamais.

Mais c’est sans compter sur la ténacité d’un Geoffrey sur-motivé. Et je ne sais comment, il réussit non seulement à trouver une croisière à un prix compatible avec notre budget, mais en plus à me convaincre qu’un voilier, c’est mieux qu’un catamaran (parce que moi je trouve ça plus grand et plus stable quand même, un cata !). Je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai dit “OK”, et c’est ce matin, le 9 Mars, que nous embarquons.

Je suis nerveuse, je fais la tête, pas envie d’être sympa, de faire des efforts…A l’avance cette semaine me pèse…

A la marina, nous découvrons le bateau de Gaël, le Kaïla, grand voilier de 17 mètres à la coque en aluminium, immanquable. Sa dimension me rassure quelque peu…

Fameux quatre mats - Marina de Raiatea - Polynésie
Fameux quatre mats – Marina de Raiatea – Polynésie

Mais, il y a quelqu’un à bord ? Quelques minutes plus tard, nous découvrons Gaël, qui revient du supermarché, le caddie rempli de courses, sourire aux lèvres, chapeau de paille et crème solaire bien blanche sur le visage. A bord, sa compagne, Stéphanie, nous accueille avec un sourire plus large encore. Je me détends. On a à peine le temps de passer les courses et les bagages à bord, que c’est parti : Direction Tahaa, juste en face de Raiatea, donc, dans le même lagon.

On découvre le navire, que Gaël a construit lui-même ! Sur le pont, la jupe arrière, petite “plage” qui permet de profiter du soleil et de la mer, et de descendre à l’eau, et puis le “carré” extérieur, où Gaël a sa barre, et où il a aménagé une table et des banquettes à l’ombre, pour prendre des repas, lire, travailler, etc…

A l’intérieur, nous pénétrons dans le grand carré, avec ses banquettes, sa grande table, sa cuisine. C’est l’espace de convivialité quand on n’est pas à l’extérieur. Sur l’autre partie du bateau : un petit espace avec tout le matériel de navigation, mais aussi un espace de repos intérieur supplémentaire, désservant toilettes, douche, et quatre chambres, dont une fait office de bureau. Nos chambrettes occupent tout juste l’espace d’un matelas avec au bout quelques mini-rangements. Mais franchement, c’est bien suffisant. Vu la chaleur, on ne va pas y passer des siècles…

Mais Tahaa n’est vraiment pas loin, et déjà nous arrivons. Pendant que nous déjeunons ce que Stéphanie a préparé, Gaël nous explique un peu la vie à bord et le programme qu’il nous suggère (modifiable, adaptable, en fonction de nos envies, car oui, nous ne serons que 5, dont Gaël et Stéphanie, durant les six jours de croisière).

Sur le pont du Kaïla, la vie à bord s'organise - Polynésie
Sur le pont du Kaïla, la vie à bord s’organise – Polynésie
Micro motu et son abri de pêcheur - Lagon de Tahaa - Polynésie
Micro motu et son abri de pêcheur – Lagon de Tahaa – Polynésie
Micro motu et son abri de pêcheur - Lagon de Tahaa - Polynésie
Micro motu et son abri de pêcheur – Lagon de Tahaa – Polynésie

Au programme : Tahaa et son lagon, Bora Bora puis, en fonction du temps et de ce qui nous donne envie, retour sur Raiatea ou Moorea. Nous achèverons la croisière à Tahiti.

Quant à la vie à bord, nous avons opté pour une “nouvelle formule” proposée par Gaël, et nous sommes ses premiers clients de ce type. En gros, c’est une formule “éco”, mais où nous engageons à participer à la vie à bord : En Polynésie, les croisières sont trustées par de gros catamarans, accueillant essentiellement des Américains fortunés, et on confirme, les prix sont extrêmement élevés. Gaël et Stéphanie offraient jusqu’ici uniquement des prestations quasi équivalentes : les clients sont rois, ne font rien, et le capitaine et sa complice se chargent de tout, de la navigation, des repas, du ménage, etc…Avec sa nouvelle formule, Gaël se positionne sur une gamme de prix largement inférieure, mais nous participons à la vie à bord, à l’élaboration des repas et au ménage, au rangement notamment. On est un peu cuisto et un peu mousse, quoi…

Ceci nous convient parfaitement : regarder les autres travailler en ne faisant que me prélasser sur le pont, je crois que j’aurais eu du mal…Et puis comme ça on a vraiment l’impression de vivre en bâteau “pour de vrai”. Stéphanie a donc fait le premier repas, mais ce soir, ce sont nous qui nous y mettons.

En attendant, il est encore bien tôt, Gaël a jeté l’ancre dans ce qui ressemble franchement à une piscine (d’ailleurs Stéphanie n’arrête pas de dire que c’est la piscine municipale ici. Tu m’étonnes !) et il nous propose d’aller snorkeler un peu plus loin : entre le motu et la passe, il parait qu’il y a de très belles patates de corail. Nous partons donc tous les trois, Geoffrey, Eden et moi, en kayak “insubmersible”.

Le temps est assez incertain. On dirait qu’un bon gros “grain” est en préparation….Le vent se lève, la houle aussi. Il faut pagayer sec..Ha.. le grain est sur nous !! Mais Gaël et Stéphanie ont pitié de nous : ils sont montés sur l’annexe (petit bateau à moteur servant entre autres à rejoindre terre) et viennent nous aider : on accroche le kayak à l’annexe, et forcément, ça va beaucoup plus vite ! On se prend un max d’eau, mais vu que le but est de regarder ce qu’il se passe en dessous de la mer, ce n’est pas bien grâve d’être déjà trempés.

Arrivés sur les patates de corail, Gaël et Stéphanie font demi-tour, et nous sautons tous les trois dans l’eau. Geoffrey garde le kayak accroché à lui. Et nous explorons le monde sous-marin, trop beau. Jolies patates en effet, et beaux petits poissons nous observant autant que nous les observons.Tout à coup, le soleil reprend ses droits, et tout sous l’eau s’éclaire. Là c’est franchement très très beau. A tel point que je papillonne tranquillement toute seule entre toutes ces patates. Geoffrey n’en revient pas. Je serais carrément à l’aise ? “Tu as vu comme j’ai fait des progrès” “Ha Oui, Ha Oui” (Ref Dominique Lavalant, les Bronzés font du ski). Et puis ce qui est bien avec le kayak, c’est que lorsqu’Eden nous dit qu’elle en a assez, elle peut remonter à bord, et nous continuer à observer les fonds ! Pas mal ça !

Une petite heure plus tard, nous regagnons le voilier, tout seuls cette fois-ci, sous le soleil revenu. Nous finissons l’après-midi à…rien. Mais finalement, ce n’est pas si désagréable. Rien. Avant le dîner, nous nous accordons un “plouf” dans la piscine. La plus grande et la plus belle qui soit, il faut bien que je le reconnaisse. Une raie pastenague vient nous dire bonsoir. Pas si mal finalement la Polynésie vue côté mer…Nous prenons le dîner que nous avons préparé avec Gaël dans le carré. On sort regarder la lune, les étoiles. On est bien, finalement, non ? Allez, tous au lit.

Le Kaïla dans le lagon - Polynésie
Le Kaïla dans le lagon – Polynésie
Du bleu, du bleu - Dans le Lagon - Polynésie
Du bleu, du bleu – Dans le Lagon – Polynésie
Coucou papa ! - Sur le Kaïla - Polynésie
Coucou papa ! – Sur le Kaïla – Polynésie
Petites brasses dans le lagon de Tahaa - Polynésie
Petites brasses dans le lagon de Tahaa – Polynésie
Requin à pointe noire sous le bateau - Lagon de Tahaa- Polynésie
Requin à pointe noire sous le bateau – Lagon de Tahaa- Polynésie
Dans le lagon - Polynésie
Dans le lagon – Polynésie
Là je veux bien me jeter à l'eau ! - Dans le lagon - Polynésie
Là je veux bien me jeter à l’eau ! – Dans le lagon – Polynésie
Le kayak et l'annexe du KaÏla - Polynésie
Le kayak et l’annexe du KaÏla – Polynésie
Séquence lecture à bord - Polynésie
Séquence lecture à bord – Polynésie
Profil du Kaïla à la tombée du jour - Polynésie
Profil du Kaïla à la tombée du jour – Polynésie
La jupe du Kaïla et ses panneaux solaires à la tombée du jour - Polynésie
La jupe du Kaïla et ses panneaux solaires à la tombée du jour – Polynésie
Coucher de soleil en bateau - Polynésie
Coucher de soleil en bateau – Polynésie

Le lendemain, 10 Mars, Gaël nous propose d’explorer un peu Tahaa. Et après un bon petit déjeuner avec du pain fait maison (miam !! On se régalera trop avec ce pain !), nous voici dans l’annexe, direction la maison de la vanille, en annexe. Finalement j’aime bien ce concept d’annexe qui te dépose où tu veux ! Au bout d’un minuscule chemin, nous parvenons à la vanilleraie. Petite exploitation familiale qui vit essentiellement des touristes de passage. Il faut dire que si la production de vanille de Polynésie était de 150 à 200 tonnes / an dans les années fastes, au début du siècle, elle est tombée à une vingtaine de tonnes par an… dont les trois quarts sont produits ici, à Tahaa. Et il parait que c’est « l’une des meilleures vanilles du monde » (j’ai pas osé écrire « la meilleure »). D’ailleurs, n’appelle-t-on pas Tahaa « L’ïle Vanille » ?

La petite soeur de Raiatea, avec qui elle partage son lagon, est accessible depuis la mer uniquement, et son ambiance toute calme et sereine en font un petit bijou. Pour l’anecdote, Jo Dassin y avait d’ailleurs acheté une propriété et la plus belle plage de l’île porte son nom ! Une île qui fait peu parler d’elle avec ses quelques 5300 habitants. On la visite en général en excursion à la journée depuis Raiatea. Et pourtant, elle dégage un charme et une authenticité bien à elle. Et quel lagon !! De plus, il est assez profond pour être navigable. Ca nous arrange !

On essaie de bosser le blog sur le pont - Polynésie
On essaie de bosser le blog sur le pont – Polynésie
Annexe et lagon - Polynésie
Annexe et lagon – Polynésie
Lagon de Tahaa - Polynésie
Lagon de Tahaa – Polynésie
Lagon de Tahaa - Polynésie
Lagon de Tahaa – Polynésie

Mais revenons à la vanille : Nous arrivons dans ce qui semble être une boutique et ça nous fait un effet « bof » malgré le jus de fruit et le petit gateau d’accueil. Mais très vite, nous sommes accueillis par un des employés de l’exploitation, qui nous dit qu’il va « tout nous expliquer ». Et comme nous sommes pour l’instant les seuls Français, on a droit à une visite rien que pour nous. Après une petite demi-heure, la vanille n’a plus de secret pour nous. On a appris qu’il faut deux ans pour avoir une fleur, un jour pour la polléniser (à la main !!) et encore 8 mois pour en récolter les gousses, après séchage sur des tables. Ensuite, on en exporte une bonne partie vers Tahiti pour fabriquer le fameux « Monoï de Tahiti », ou on vend directement aux touristes. Cette vanille est apparemment encore plus réputée que celle de Madagascar, car, hybride, issue du mariage de deux espèces, elle sècherait moins et ses gousses seraient plus grosses…Bon, je ne veux pas d’ennuis avec mes amis Malgaches, et objectivement, je ne sais pas faire la différence. Un petit tour dans le jardin pour voir les tiges de vanilles qui s’enroulent autour d’un arbre. En profiter pour admirer ici encore les pamplemousses géants, et retour à la boutique. Arg, c’est super cher les produits à base de vanille ! On craque sur un « shanpoing-démêlant au monoï qui- sent-trop-bon » avec Eden, histoire de nous sentir belles comme des vahinés.

Fou rire mère-fille - Tahaa - Polynésie
Fou rire mère-fille – Tahaa – Polynésie
Eden dans l'annexe - Tahaa - Polynésie
Eden dans l’annexe – Tahaa – Polynésie
Explications à la Maison de la Vanille - Tahaa - Polynésie
Explications à la Maison de la Vanille – Tahaa – Polynésie
Gousses de vanille autour de leur branche - Tahaa - Polynésie
Gousses de vanille autour de leur branche – Tahaa – Polynésie
Gousses de Vanille - Tahaa - Polynésie
Gousses de Vanille – Tahaa – Polynésie

Arrivés sur le ponton tout proche, Gaël nous attend déjà avec son annexe. Rapide retour au voilier. Et c’est l’heure de déjeuner. Assez vite car le programme de l’après-midi est chargé.  

Nous navigons jusqu’à un deuxième mouillage : la célèbre « ferme perlière Champon« , près de la baie d’Apu, tout au sud de l’ïle. Nouveau petit tour en annexe pour nous déposer. Stéphanie nous accompagne. Elle aimerait peut-être s’acheter des petites boucles d’oreille en « cochi » car elle a perdu les siennes. Les cochis sont des « fausses perles » : celles qui n’ont pas conservé leur greffon. Mais un petit peu de nacre s’est tout de même formé dans l’huitre. C’est ce qu’on appelle un cochi. Et c’est quand même bien moins cher que les vraies perles. Nous parvenons au bout de quelques minutes dans une superbe propriété traditionnelle, toute blanche. Au bord de l’eau, des espaces aménagés pour recevoir les touristes et leur expliquer la production des perles. La jeune femme qui nous accueille dans un Français impeccable est Latino-Américaine, c’est la belle-fille des propriétaires. Et on sent qu’on est dans une « grande famille ». Elle nous montrera comment on prélève un greffon à divers endroits selon la couleur souhaitée de la perle, le fait qu’il faille 18 mois pour obtenir une première perle, et trois ans pour qu’une huitre soit en mesure de produire des perles de bonne taille. Ceci fait écho au Musée de la Perle, visité à Tahiti, mais dans ce cadre enchanteur, nous nous mettons à rêver bien davantage…La visite d’achève par la boutique. La jeune femme nous montre des merveilles. Inaccessibles pour notre budget de tourdumondistes, mais j’aurais vraiment bien craqué… Nous repartons avec un mini bracelet et sa mini-cochi. Mignon quand même…

A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Filets d’huîtres perlières - A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Filets d’huîtres perlières – A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Comment obtient-on une perle ? - A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Comment obtient-on une perle ? – A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Comment obtient-on une perle ? - A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Comment obtient-on une perle ? – A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Jardin de la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Jardin de la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Collection de perles. Je les veux toutes ! - A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Collection de perles. Je les veux toutes ! – A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie
Eden, déjà accro aux perles ! - A la ferme perlière Champon - Tahaa - Polynésie
Eden, déjà accro aux perles ! – A la ferme perlière Champon – Tahaa – Polynésie

De nouveau nous retrouvons Gael, Stéphanie qui nous avait abandonnés pendant la visite, et l’annexe. Retour au voilier, et nous navigons un peu encore, remontons la côte Ouest, pour notre mouillage de nuit, pas très loin du Motu Tau Tau et son « Tahaa Island Resort ans Spa » et ses bungalows sur piloti. Toujours en plein lagon. Finalement ça me plait bien de naviguer comme ça. Alors que le soleil décline, Gael nous indique qu’entre les deux motus face à nous, il y a un jardin de corail. Et nous voici repartis en kayak pour un petit snorkeling de fin de journée. Arrivés à hauteur d’une petite plage, nous « garons » le kayak, et remontons le motu à pied, quasi jusqu’à la passe avec l’océan. Nous nous mettons à l’eau. Moi assez peu rassurée, car il y a pas mal de courant. Mais une fois la tête dans l’eau, que c’est beau !! Le principe ici est de se laisser dériver, justement, jusqu’au kayak, en évitant les coraux. On n’a même pas besoin de nager, on est vraiment portés. Et là, des coraux comme on n’en a pas encore vus en Polynésie nous attendent (notamment ceux de couleur violette), avec des centaines et des centaines de petits poissons multicolores. Certains nous escortent littéralement. On se croirait dans un reportage ! On dirait que c’est le décor qui bouge et non nous qui avançons. Simplement magique. Lorsque nous relevons la tête, nous avons tous les trois un sourire jusqu’aux oreilles.

Petit effort pour pagailler le retour jusqu’au voilier, où nous dinons tranquillement sur le pont, alors que le soleil se couche sur les motus. J’aime décidément de plus en plus les croisières !

Eglise sur la côte de Tahaa - Polynésie
Eglise sur la côte de Tahaa – Polynésie
Remontée de la côte de Tahaa - Polynésie
Remontée de la côte de Tahaa – Polynésie
Motus - Tahaa - Polynésie
Motus – Tahaa – Polynésie

Le 11 Mars, avant de lever l’ancre, nous demandons à Gael s’il est possible de retourner au Jardin de Corail. Cette fois-ci Stéphanie vient avec nous. Et c’est reparti pour le kaleidoscope. On ne s’en lasse pas ! Cet endroit est tout simplement exceptionnel. Nous ferons d’ailleurs deux « descentes ». Mais la destination qui nous attend aujourd’hui fait rêver rien qu’à l’évoquer : Ce soir nous serons à Bora Bora !! Alors nous finissons par retourner à bord….

Sieste dans le carré - Polynésie
Sieste dans le carré – Polynésie
Les Tee-shirts d'eau n'ont pas le temps de sécher - Polynésie
Les Tee-shirts d’eau n’ont pas le temps de sécher – Polynésie
Hello les Gouverneur ! - HEUREUX ! - Polynésie
Hello les Gouverneur ! – HEUREUX ! – Polynésie

Nous déjeunons en naviguant. Pas si facile, ça bouge ! Las, le vent est trop faible pour utiliser la voile, et nous sommes obligés de naviguer quasi uniquement avec le moteur, au grand désespoir de Geoffrey (et un peu de moi).

Enfin nous découvrons le relief puissant de « la perle de Polynésie« . Il faut dire que les dimensions horizontales de l’île (9 km X 4 km) sont peu en accord avec ses sommets : 661 mètres pour le Mont Pahia et 721 pour le mont Otemanu. On dirait donc un espèce de gros cube irrégulier émergeant des flots. Gael rit en disant qu’on surnomme l’île « Le pouple ». Je n’y avais pas pensé, mais maintenant qu’il le dit… J’aurai toujours cette image en tête ! Nous parvenons à la large passe de Ta Ava Nui, puis remontons le motu Toopua pour nous poser dans la baie de Povai où nous passerons la nuit.

Profil de Bora Bora au loin - Polynésie
Profil de Bora Bora au loin – Polynésie
Les sommets dans les nuages - Arrivée à Bora Bora - Polynésie
Les sommets dans les nuages – Arrivée à Bora Bora – Polynésie
Entrée dans le lagon de Bora Bora - Polynésie
Entrée dans le lagon de Bora Bora – Polynésie
Sur le pont, tranquille - Polynésie
Sur le pont, tranquille – Polynésie
Non mais regarde ce lagon quoi ! - Polynésie
Non mais regarde ce lagon quoi ! – Polynésie

Bora Bora est ce qu’on appelle un « presqu’Atoll » : elle est quasi entièrement ceinte de « motus », larges récifs plus qu’îlots, comme si simplement son île intérieure n’avait pas fini de s’enfoncer. Et elle est exceptionnel de par le contraste entre le vert « vertical » de sa végétation accrochée à la roche, et les nuances de bleu infinies de son lagon.

Bora Bora est un mythe à elle toute seule, symbole du tourisme de luxe, LE lieu où l’on rêve de venir passer sa lune de miel. Il faut dire qu’elle fut la première des îles Polynésienne où le tourisme (de luxe) se développa, dans les années 60, puis se confirma dans les années 80, avec les fameux bungalows sur piloti. Pourquoi cette île plutôt qu’une autre ? Pour ses qualités exceptionnelles, il va sans dire, mais également car elle disposait déjà d’une piste d’atterrissage. En effet, durant la seconde guerre mondiale, peu après l’attaque de Peal Harbour, les Américains y installèrent un camp de base, et 5 000 GI’s et 20 000 tonnes de matériel débarquèrent. Mais comme le front se situa plutôt côté Philippin, Bora Bora servit surtout de base de ravitaillement sur la route des îles Salomon, et fut épargnée de tout combat. Seuls quelques vestiges, une dizaine de canons (et la piste d’atterrissage), demeurent de cette époque.

Annexe dans le lagon de Bora Bora - Polynésie
Annexe dans le lagon de Bora Bora – Polynésie
Annexe dans le lagon de Bora Bora - Polynésie
Annexe dans le lagon de Bora Bora – Polynésie

On évitera les canons et on préfèrera se concentrer sur son lagon. Le « plus beau du monde » disent certains. Gael nous indique un spot de snorkeling, près du motu. Et nous voici une nouvelle fois partis avec notre kayak. Heu… mais il y a pas mal de bateaux à moteur ici, et ils foncent dans le « chenal » qui leur est destiné, faisant peu de cas de petites embarcations comme la nôtre. Ça nous change de la calme Tahaa…

On survit à la traversés du chenal. Et c’est parti pour une petite heure la tête sous l’eau. Jolies patates mais le soleil se cache, et nous avons encore en tête le jardin de corail de Tahaa. Personnellement je n’apprécie sans doute pas à sa juste valeur le spectacle. Et Eden sature un peu de snorkeling. Elle retourne assez vite sagement dans son kayak.

Retour à bord, et nous passons la soirée les yeux dans le bleu, dans l’immense piscine qu’est le lagon de Bora Bora, même si les nuages lui enlèvent quelques nuances…

Bora Bora signifie « Premier Né », et selon la légende, c’est Hiro demi-dieu et premier roi de Raiatea, qui y aurait envoyé son fils, Ohatatama…Elle aurait été la première île sous le vent peuplée (d’où son nom), au IXeme siècle, juste après Raiatea. Je m’endors avec ces images de Dieux et de Demi-Dieux…

Coucher de soleil à Bora Bora - Polynésie
Coucher de soleil à Bora Bora – Polynésie

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Coucher de soleil à Bora Bora - Polynésie
Coucher de soleil à Bora Bora – Polynésie
Coucher de soleil à Bora Bora - Polynésie
Coucher de soleil à Bora Bora – Polynésie

Le 12 Mars, nous nous réveillons à Bora Bora, sous la pluie. Pour les nuances du lagon, il faudra attendre…Mais puisque c’est comme ça, nous repartons pour un nouveau mouillage, proche d’un nouveau jardin de corail. Stéphanie nous accompagne cette fois-ci. Elle aime bien snorkeler, en fait :-). Sympa. L’endroit est un peu plus profond, mais il offre des patates de corail d’autant plus grosses. Nous passons gentillement de l’une à l’autre lorsque soudain, sur le sol, nous voyons, écrit en galets « I Love Bora Bora ». Pas mal ! Ils ont personnalisé jusqu’au fond de l’eau ici ! Mais nous aussi on « love Bora Bora » 🙂

Ce bleu malgré les nuages ! - Bora Bora - Polynésie
Ce bleu malgré les nuages ! – Bora Bora – Polynésie
Petit café du matin dans le lagon de Bora Bora - Polynésie
Petit café du matin dans le lagon de Bora Bora – Polynésie
Mmm ! Noix de coco rafraichissante - Polynésie
Mmm ! Noix de coco rafraichissante – Polynésie

Une petite heure plus tard, nous retournons à bord pour déjeuner.

L’après-midi, Gael nous amène en annexe à un endroit du lagon peu profond, où s’arrêtent des excursions pour venir voir des raies pastenagues et des requins à pointe noire. Comme au Lagoonarium de Moorea, ici, le « feeding » est de mise. Je commence à être assez mal à l’aise avec la chose…quoi qu’il en soit, nous sommes par contre plus à l’aise qu’à Moorea, et n’avons « même pas peur » des pointes noires (enfin, si, en vrai, un peu : j’aime vraiment pas leur regard mort, mais on gère, même Eden). Nous pensons que le personnel du bateau d’excursion va nous dire de partir, ce qui serait logique…mais pas du tout. Un homme nous invite même à nous approcher alors qu’une raie est collée à lui. Petite caresse. Nous le remercions. Il nous dit juste d’en profiter avec un immense sourire. Ambiance musicale avec hukulele. Sont trop sympas ces Polynésiens décidément !

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Eden et les bungalows sur piloti - Bora Bora - Polynésie
Eden et les bungalows sur piloti – Bora Bora – Polynésie
Profil de Bora Bora - Polynésie
Profil de Bora Bora – Polynésie
Lagon de Bora Bora - Polynésie
Lagon de Bora Bora – Polynésie

Au retour, nous hésitons… nous aimerions bien aller boire un verre au Sofitel ce soir. Il parait que c’est l’un des plus beaux endroits de l’île. Mais on n’est pas sûrs de pouvoir y entrer…Stéphanie nous propose une alternative : elle peut nous préparer des super cocktails et on les boit tous les quatre sur le pont. Ha mais c’est pas mal ça… d’autant que le temps s’est découvert et que le lagon est tout en nuances en cette fin de journée. Et un peu plus tard, nous dégustons les délicieux brevages dans le plus beaux des lagons…entre turquoise, saphir et émeraude. Des piroguiers passent tout près de nous et nous saluent… On est…pas mal…

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Apero de luxe sur le pont - Bora Bora - Polynésie
Apero de luxe sur le pont – Bora Bora – Polynésie
Pirogues à la tombée du jour - Bora Bora - Polynésie
Pirogues à la tombée du jour – Bora Bora – Polynésie
Les Motus de Bora Bora - Polynésie
Les Motus de Bora Bora – Polynésie
Pirogues à la tombée du jour - Bora Bora - Polynésie
Pirogues à la tombée du jour – Bora Bora – Polynésie
Entrainement des piroguiers - Bora Bora - Polynésie
Entrainement des piroguiers – Bora Bora – Polynésie

Le 13 Mars, réveil un peu difficile après une grosse nuit d’orage…mais ça y est, le lagon se découvre… Après tout, on savait qu’on visitait la Polynésie à la saison des pluies…Gael nous propose un dernier snorkeling à Bora Bora avant de mettre les voiles. Nous sommes à 275 km de Tahiti, et il faut déjà songer à la route retour…

Ce matin, nous snorkelons avec Stéphanie près du motu Toopaiti, et normalement, c’est ici qu’aiment se retrouver les raies manta, bien plus grosses que les raies pastenagues que nous croisons souvent. Mais pour cela, il faut nager le long d’un tombant. Arg.. ma phobie du fond va-t-elle me laisser tranquille ? Mais j’ai décidé que j’ai déjà vaincu pas mal de peurs et je prends sur moi… On passe une bonne grosse heure à longer le tombant, sans succès. On verra pas mal de belles choses, jolis coraux, jolis poissons, mais les raies manta se sont cachées ce matin. Et puis bon, je veux bien prendre sur moi, mais là c’est vraiment sombre en dessous, d’autant plus qu’il y a pas mal de nuages… On regarde une dernière fois « le grand bleu » sous nos yeux, et on jette l’éponge…

La vie à bord - Polynésie
La vie à bord – Polynésie
Bleu du lagon - Bora Bora - Polynésie
Bleu du lagon – Bora Bora – Polynésie
Bleu du lagon - Bora Bora - Polynésie
Bleu du lagon – Bora Bora – Polynésie

Et puis c’est parti pour une grande navigation : nous devons rejoindre Raiatea aujourd’hui, histoire de « couper la route » car nous sommes à plus de 20H de Tahiti. Ca tombe bien, j’avais adoré le lagon… A l’arrivée, Stéphanie part faire quelques emplettes à la Marina d’Uturoa. Nous en profitons pour discuter tranquillement avec Gael de la Polynésie, d’écologie et de voile. Il nous dresse un tableau assez mitigé des responsables polynésiens, où la « corruption ordinaire » semble encore bien de mise, même si les choses ont l’air de s’arranger par rapport à l’ère Flosh. Il nous explique comment on a masqué les risques sur les essais nucléaires à la population, ne leur proposant que des abris de fortune à l’air libre en cas de problème… Quant à la planète, Gael est assez pessimiste sur la capacité de l’homme à évoluer, accepter les changements nécessaires si on ne veut pas que la terre devienne une véritable cocotte minute en forme de dépotoire….

Arrivée à Raiatea - Polynésie
Arrivée à Raiatea – Polynésie
Captain' Geo à la barre - Polynésie
Captain’ Geo à la barre – Polynésie
Profil de Bora Bora - Polynésie
Profil de Bora Bora – Polynésie
Maison flottante - Polynésie
Maison flottante – Polynésie
Reflets dans le pacifique - Polynésie
Reflets dans le Pacifique – Polynésie
Lagon de Raiatea - Polynésie
Lagon de Raiatea – Polynésie

En fin d’après-midi nous mouillons dans le lagon de Raiatea, dans un endroit assez isolés, où nous nous sen

tons seuls au monde. Petit plouf autour du bateau, mais pas de snorkeling ici…

Le 14 Mars est notre dernier « vrai jour » de croisière… et pour changer, et parce que nous avons dit à Gaël et Stéphanie que nous ne l’avons pas fait, ils nous proposent de remonter la rivière Faaroa, la seule navigable de Polynésie, en annexe. Génial !

En attendent, ce matin, nous nous rendons Geoffrey, Eden et moi sur un petit motu tout désert, rien que pour nous. Moment familial sympa, entre jeux d’eau, snorkeling et trempage pour refaire le monde.

L’après-midi, nous voici donc partis tous les cinq. La crème solaire, l’anti-moustique et les chapeaux sont de sortie ! Nous traversons d’abord la profonde baie. Sur les rives, les habitants se baignent. Quelques oiseaux viennent nous saluer. Et puis nous nous enfonçons peu à peu à l’intérieur des terres, sur la rivière. La végétation est plus que luxuriante, et nous pouvons admirer des fleurs de toutes sortes. Gaël nous donne les noms de chacune. J’avoue que j’ai tout oublié ou presque…Ibiscus, Tiaré, etc…

La vallée est aussi ici une terre agricole des plus fertiles, et nous voyons quelques accès à des propriétés. Les paysans utilisent la rivière pour acheminer leur production jusqu’à la route. Mais la végétation est de plus en plus dense, nous sommes littéralement dans la mangrove, et au bout d’un certain temps, nous sommes obligés de faire demi-tour.

Remontée de la baie de Faaroa - Raiatea - Polynésie
Remontée de la baie de Faaroa – Raiatea – Polynésie
Oiseaux dans la baie de Faaroa - Raiatea - Polynésie
Oiseaux dans la baie de Faaroa – Raiatea – Polynésie

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Gaël, équipé pour remonter la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
Gaël, équipé pour remonter la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
Stéphanie guide pour remonter la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
Stéphanie guide pour remonter la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie

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En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie
Eden la vahiné - En remontant la rivière Faaroa - Raiatea - Polynésie
Eden la vahiné – En remontant la rivière Faaroa – Raiatea – Polynésie

Ainsi s’achève notre dernière expédition à terre. Le voilier, fier, nous attend, seul, au milieu du lagon.

Le Kaïla nous attend tranquillement - Raiatea - Polynésie
Le Kaïla nous attend tranquillement – Raiatea – Polynésie

En fin de journée, nous partons pour une nuit de navigation, direction Tahiti. Geoffrey est assez sensible au mal de mer, et s’installe sur le pont. Quant à Eden et moi, nous avons décidé de faire couchette commune. Tout le monde a pris sa nautamine ? Oui. Ca devrait bien se passer. Hélas une fois de plus, pas assez de vent pour hisser la grand voile, et nous naviguerons avec le moteur…

Coucher de soleil en mer - Polynésie
Coucher de soleil en mer – Polynésie
Coucher de soleil en mer - Polynésie
Coucher de soleil en mer – Polynésie
Coucher de soleil en mer - Polynésie
Coucher de soleil en mer – Polynésie
Coucher de soleil en mer - Polynésie
Coucher de soleil en mer – Polynésie

Ca tangue pas mal l’océan pacifique, il faut le savoir. Les vagues ne vont pas dans un seul sens mais s’entrechoquent de gauche à droite, de façon anarchique.

Quoi qu’il en soit, nous nous endormons bientôt, Geoffrey sous les étoiles et Eden et moi dans nos couchettes.

Mais vers 2H du matin. Arrêt du moteur, ce qui me réveille étrangement. J’entends Gael s’afférer. Je me demande ce qu’il se passe. Le navire bouge de plus en plus. Forcément, à l’arrêt, le rouli est d’autant plus fort. Gael hisse les voiles. Est-ce bien la peine en pleine nuit ? On n’est pas là pour apprécier… En réalité, nous avons une panne de moteur. Ha.. Une vanne n’avait pas été bien fermée et l’essence a coulé dans la mauvaise cuve, n’alimentant plus le moteur… Ha… Et… Et bien Gael au delà d’avoir construit son bateau sait aussi le réparer, en toutes circonstances. Et 2H plus tard, le bateau redémarre. Il aura fallu pomper et faire en sorte que l’essence soit de nouveau accessible dans la cuve principale, et ça marche. Ouf, on va pouvoir rejoindre Tahiti !

Le 15 Mars, le réveil est difficile, surtout pour Gaël, qui lui n’a visiblement pas dormi du tout. On rit de l’aventure de cette nuit alors que le bateau file toujours vers Tahiti. Gaël nous raconte les quelques galères qui lui sont arrivées. Jamais rien de grâve pour les clients, mais il a parfois eu besoin d’avoir de la ressource ! Comme quoi, la vie en mer ce n’est pas juste naviguer dans les lagons de Tahaa ou Bora Bora….

Nous nous rapprochons doucement de notre destination. Nous doublons la côte de Moorea. Et parvenons bientôt à Tahiti Arue. Déjeuner à bord. Un des amis de Gael et Stéphanie nous a rejoint. Il fait des études sur la société Polynésienne et nous dresse un portrait assez contrasté des Archipels, où les gens n’ont souvent d’autre richesse que la beauté de leurs îles…

La côte de Moorea - Polynésie
La côte de Moorea – Polynésie
Un peu tristes ! C'est la fin ! - Polynésie
Un peu tristes ! C’est la fin ! – Polynésie
Arrivée dans le lagon de Tahiti - Polynésie
Arrivée dans le lagon de Tahiti – Polynésie
Arrivée dans le lagon de Tahiti - Polynésie
Arrivée dans le lagon de Tahiti – Polynésie

Un peu plus tard, Gaël part avec son ami, pendant que nous aidons Stéphanie à faire le ménage de fin de croisière. Et vers 14H, nous mettons pied à terre à Tahiti.

Photo souvenir sur le pont du Kaïla - Polynésie
Photo souvenir sur le pont du Kaïla – Polynésie

Ces quelques jours furent vraiment exceptionnels. Moi qui croyais que j’allais détester, je me suis prise au jeu, appréciant le snorkeling, le fait de rêver le nez au vent, et supportant plutôt très bien le huis clos…Au final, le meilleur moyen de découvrir la Polynésie est certainement de cette façon, côté mer. Quant au budget : il est tellement élevé en Polynésie (même en pension et en faisant ses repas), que nous n’avons quasi pas dépensé plus en croisière que sur terre ! Je pense que la formule de Gaël va avoir du succès (bon, il faut qu’il soit un peu plus clair sur ce qu’il attend de nous, mais le beta-test est très positif côté client :-))

Encore un grand week-end à Tahiti avant de changer de continent…

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2 réflexions sur « Réalisation d’un rêve : Faire une croisière en Polynésie »

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