Argentine : Tigre, la Venise Argentine, et derniers jours à Buenos Aires

Le 19 Avril est le début du week-end de Pâques, et nous avions prévu avec nos cousins de nous rendre en Uruguay, où l’on peut se rendre pour une journée depuis Buenos Aires, en bateau. Comme ça, en 10 jours, ils auraient pu voir 3 pays ! Las, nous n’avons pas anticipé ce long week-end prisé des Portenos (habitants de Buenos Aires), qui, à l’instar des Parisiens, s’évadent de la capitale dès qu’ils le peuvent. Et…il n’y a plus de place sur les bateaux…

Nous nous rabattons donc sur Tigre, un peu par défaut, avec une grosse peur du monde qu’on va y trouver quand même. Et comme on veut optimiser le temps sur place (nos cousins partent déjà bientôt), nous décidons de nous y rendre en taxi. 30 petits kilomètres vite parcourus, sans embouteillages (on part à priori après la cohue).

Le taxi nous dépose à l’entrée de Tigre. Et c’est… noir de monde. OK, on peut y accéder plus facilement qu’en Uruguay, mais les gens sont très très nombreux ici aussi. La ville est convertie en marché artisanal que nous tentons de traverser sans nous y perdre, direction l’embarcadère.

Bienvenus à Tigre - Argentine
Bienvenus à Tigre – Argentine

Tigre, c’est une petite ville sur le Delta du Parana : 14 000 km2 de canaux, à la confluence du Rio Parana et du Rio de la Plata, à l’histoire bien peu reluisante : c’est ici que venaient se cacher les criminels de tous poils pour échapper au pouvoir Argentin, qui n’osait pas s’aventurer dans cette région dangereuse, peuplée non de Tigres, mais de Jaguars (le tigre local, quoi). 

Ces brigands vivaient de la chasse aux bêtes sauvages (les fameux tigres-jaguars, des cerfs,des loutres, etc…), dont ils revendaient les peaux aux quelques commerçants qui osaient se montrer aux abords du delta, et des attaques de bateaux à voile, parfois bien obligés de traverser le delta, égorgeant l’équipage et les passagers pour piller les navires. On raconte que le delta est hanté, qu’on peut encore entendre les suppliques des hommes et les pleurs des femmes et des enfants morts ici….Brrr… 

Depuis les choses ont bien changé et Tigre est désormais considérée comme “La Venise de l’Argentine”, avec ses kilomètres de canaux, que l’on explore en bateau privé ou en bateau-taxi, et ses 3500 îlots où des demeures luxueuses ou non accueillent chaque semaine les Portenos à la recherche de verdure et d’air pur. Des petits airs de Floride parait-il, avec toute cette végétation (on ne connait pas encore la Floride, nous).

Pour l’heure, sur les quais, l’effervescence est à son comble, et on se demande encore bien si nous allons réussir à profiter de la journée. Des petits kiosques distribuent des plans des canaux et offrent des balades sur leurs petits bateaux. Nous ne réfléchissons pas plus longtemps. OK pour une heure sur les canaux, dans un petit bateaux de 20 personnes maximum. Après ? On verra… On attend finalement assez peu pour prendre place, bien qu’à nous 7 nous remplissions déjà quasi la moitié de l’embarcation. 

Dans la lancha - Tigre - Argentine
Dans la lancha – Tigre – Argentine

Et c’est parti. Nous doublons l’agitation de Tigre, son Parque de la Costa : fête foraine vieillotte, où Eden essaie de me faire promettre que nous irons faire un tour. Bon, vu la foule et l’âge des attractions, j’avoue que je ne suis pas chaude…

Luna park - Tigre - Argentine
Luna park – Tigre – Argentine

De magnifiques bâtiments s’égrènent le long du grand canal, témoins de la splendeur passée de Tigre, quand la ville accueillait les aristocrates de Buenos Aires, venus se reposer et dépenser leurs fortunes dans le casino, désormais fermé (jeux interdits). 

Splendeur des anciens bâtiments - Tigre - Argentine
Splendeur des anciens bâtiments – Tigre – Argentine

La voix dans le microphone sur le bateau nous explique qu’en fait il n’y a pas que des touristes à Tigre, loin de là. Des milliers de personnes vivent bien à l’année sur le delta. Leur moyen de transport ? Fluvial, évidemment. Chacun dispose de sa petite barque à moteur, ou de sa vedette, selon son niveau de vie, ou va à l’école, à l’université ou au travail en bateau taxi, les “lanchas colectivas”i. Le ravitaillement se fait par les canaux également : bateau épicerie, bateau livreur de boissons, etc…

Lancha colectiva - Tigre - Argentine
Lancha colectiva – Tigre – Argentine
Bateau Epicerie - Tigre - Argentine
Bateau Epicerie – Tigre – Argentine
Bateau livraison - Tigre - Argentine
Bateau livraison – Tigre – Argentine

Et de quoi vivent tous ces gens ? Beaucoup sont restés sur des métiers traditionnels : Production de bois à petite échelle, production artisanale notamment fabrication de paniers, apiculture, et puis évidemment…le tourisme et l’entretien des maisons de vacances. 

Mais ne nous y trompons pas, beaucoup font également des aller-retours quotidiens vers la proche Buenos Aires.

Notre esprit flâne alors que nous parcourons les labyrinthes de canaux de plus en plus étroits, où la vie s’égrène paisiblement le long des pontons. Des jeunes se rassemblent, des enfants se baignent, des couples prennent tranquillement le soleil ou se reposent à l’ombre des saules pleureurs. Les maisons ? De simple bicoques ou de magnifiques villas. Dont beaucoup sont à vendre. La crise encore ici ? Certainement…

Le long des berges de Tigre - Argentine
Le long des berges de Tigre – Argentine
Petite baignade - Tigre - Argentine
Petite baignade – Tigre – Argentine
Abribus version Tigre - Argentine
Abribus version Tigre – Argentine
Jolie villa - Tigre - Argentine
Jolie villa – Tigre – Argentine
La vie sur les pontons - Tigre - Argentine
La vie sur les pontons – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Petit coin de paradis - Tigre - Argentine
Petit coin de paradis – Tigre – Argentine
On est bien au bord de l'eau ! - Tigre - Argentine
On est bien au bord de l’eau ! – Tigre – Argentine
Maison, hamac, bateau - Tigre - Argentine
Maison, hamac, bateau – Tigre – Argentine
Entre potes au bord de l'eau - Tigre - Argentine
Entre potes au bord de l’eau – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Le long des canaux- Tigre - Argentine
Le long des canaux- Tigre – Argentine

Une petite heure plus tard, retour à Tigre, et nos estomacs nous rappellent qu’il n’est pas loin de l’heure de déjeuner. Hum… on ne va quand même pas finir au Burger King du coin ??? Le mieux, en fait, c’est de manger dans un petit restaurant le long des canaux. Si on avait su…

On achète donc cette fois-ci des billets en lancha colectiva (bateau taxi), très peu chers, direction “Tres bocas”, où se concentrent quelques restaurants. En bonus : 30 nouvelles minutes de navigation. Si on avait su, on aurait peut être uniquement parcouru les canaux avec ces lanchas, mais bon, on ne savait pas, hein.

Reparcours des canaux. On adore ! Le bateau nous dépose bientôt sur un petit ponton. Et à partir delà, nous longeons les berges à pied. Direction : El Hornero, une institution ici parait-il, un des endroits préférés des Argentins, que nous ne tardons pas à atteindre.

Ponts et Pontons - Tigre - Argentine
Ponts et Pontons – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Le long des canaux - Tigre - Argentine
Le long des canaux – Tigre – Argentine
Sur les berges - Tigre - Argentine
Sur les berges – Tigre – Argentine
Au restaurant, comme dans les guinguettes - Tigre - Argentine
Au restaurant, comme dans les guinguettes – Tigre – Argentine

Le hic : on est 7, et… on n’est pas tout seuls. On donne notre nom à la patronne pour prendre place dans la file. A priori plus de 1H d’attente. Ha mais non, on a faim nous ! On renonce ? Les hommes partent en repérage pour voir si on peut déjeuner ailleurs. Chou blanc. Ho désespoir ! On fait quoi ? On fait quoi ? Un petit groupe devant nous jette l’éponge, et nous propose de prendre “leur place” dans la file. A priori, ça ne se fait pas.

Bon, au final, on arrête de parler à l’inflexible patronne, et on trouve une jeune serveuse bien arrangeante, qui rapproche des tables, et nous permet de nous asseoir. Ouf ! On y est. Des boissons fraîches pour nous faire patienter TRES longtemps. On s’occupe quand même. Concours de portraits, Uno, et discussion tranquille. La bonne humeur est de retour. Ambiance guinguette rigolote pour l’endroit. Quand les plats arrivent, il est tellement tard qu’on n’a presque oublié qu’on est affamés. Allez, on ne nous a pas menti, c’est vrai que c’est très bon. Mais la prochaine fois, on vient beaucoup plus tôt.

L’après-midi est déjà très avancé quand nous quittons le restaurant. Retour au ponton. 

En attendant, nous discutons avec les petites familles autour de nous. Surtout, un homme parle très bien français, et est heureux de pouvoir pratiquer un peu. Comme tout le monde, il est venu passer ici une journée en famille. Il est linguiste, et adore la France. On échange plein de bons plans, notamment sur Salta, au Nord-Ouest, où nous nous rendrons dans quelques jours

La lancha arrive. Et elle est… surchargée. Les 30 minutes retour s’effectuent on ne peut plus serrés les uns contre les autres, dans une chaleur étouffante. Moins sympa tout de suite…

Musée Sarmiento - Tigre - Argentine
Musée Sarmiento – Tigre – Argentine
Bar sympa et kayaks - Tigre - Argentine
Bar sympa et kayaks – Tigre – Argentine
Les canaux en kayak - Tigre - Argentine
Les canaux en kayak – Tigre – Argentine

Arrivés à Tigre, nous décidons de rentrer en train. Nous traversons le marché artisanal. Eden a trouvé un collier avec un pendentif dont le symbole est identique à celui des “reliques de la mort” (avis aux fans d’Harry Potter). OK, j’accepte de lui acheter, en me demandant quand même ce que signifie ce symbole, et s’il est de bon ton de le porter en Amérique du Sud (une secte ? Un signe kabbalistique ? Un symbole franc-maçonnique ? Je ne trouverai rien de cela sur le net.. alors va pour Harry Potter…).

Retour en train bien bondé, normal. Nous parvenons à Buenos Aires ravis de notre journée mais dans un état de fatigue avancé. Nous finissons par prendre un dernier taxi pour rejoindre notre appartement dans le Centro. Allez, ce soir, tout le monde au lit tôt, histoire de profiter de notre dernière journée ensemble demain.

Tigre en vidéo :

Le 20 Avril est donc le dernier jour avec Carole, Eric, Théo et Eline. Alors pas question de se laisser abattre, on veut une TRES belle journée, sans tristesse !

Et nous avons décidé d’explorer encore un autre quartier de Buenos Aires : Recoleta. C’est un quartier relativement récent, qui se développa surtout à partir de la fin du XIXeme siècle, quand les aristocrates de Buenos AIres fuyèrent San Telmo (un autre quartier encore), à cause d’une épidémie de fièvre jaune.

Son nom, le quartier le tient d’un couvent fondé au XVIIIeme siècle par les frères Récollet.

Mais désormais, point de couvent à visiter, mais un cimetière. le plus ancien de Buenos Aires (il date de 1822), construit sur l’ancien verger du couvent, et dessiné par un Français. C’est peut être pour ça qu’on lui trouve des airs de Père Lachaise ?

Et comme le Père Lachaise, le Cimetière de Recoleta abrite les tombeaux de tout ce que l’Argentine compte d’hommes et de femmes célèbres. D’ailleurs, plus de 90 caveaux sont classés Monuments Historiques. On avoue, nous, on ne les connait pas trop, tous ces généraux et autres écrivains célèbres…Et on a choisi de visiter par nous-mêmes, sans guide, alors…nous déambulons parmi les très beaux caveaux, entre les petites allées baignées de soleil. On se perd un peu les uns les autres, pas trop quand même.  C’est qu’il est immense ce cimetière : pas loin de 5000 tombes quand même !

Dans le cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Dans le cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Sur un caveau - cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Sur un caveau – cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Allée du cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Allée du cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Allée du cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Allée du cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Sur un caveau - cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Sur un caveau – cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Petite pause dans le cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Petite pause dans le cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Dans le cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Dans le cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Les cousines - Cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Les cousines – Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine

Ici, pas de tombes comme chez nous, uniquement des caveaux, donc, où souvent on peut voir, à l’intérieur, des petits autels, des urnes, et un ou deux cercueils : la tradition veut que le dernier mort arrivé soit placé au dessus des autres. Et quand le caveau est plein, on enlève le cercueil le plus bas, en plaçant les restes de l’ancêtre dans une urne, pour faire de la place. Un peu exhibitionniste quand même pour nous…

Cercueils à la vue de tous - Cimetière de Recoleta - Argentine
Cercueils à la vue de tous – Cimetière de Recoleta – Argentine

Pas très envie d’une partie de cache-cache ici la nuit…Et cette réflexion donne des idées à la joyeuse troupe ! Nous voici tous en train de jouer aux morts vivants sortant des cavaux, façon walking dead. Bonne rigolade, qui vient troubler la quiétude des lieux… Oups.. désolés… on a dit “bonne humeur” aujourd’hui.

Mais nous sommes aussi venus pour un caveau bien particulier, aujourd’hui (peut être le seul dont on connaisse l’habitante) : Celui d’Evita Peron ! He oui, depuis la visite du musée qui lui est consacré, les filles (Eline et Eden) sont fans ! Nous finissons par le trouver avec un peu de mal, caché dans une toute petite allée. Le caveau est au nom de Duarte (tiens, c’est le nom de famille d’Eric, Théo, Eline et Carole !), le nom de jeune fille d’Evita : son cercueil connut pas mal de péripéties : Après la chute de son mari, son corps fut transféré en Italie, puis livré à Juan Peron en Espagne. Sous la pression des Argentins, le cercueil finit par revenir en Argentine à la mort de Peron. Mais sa 3eme femme refusa qu’Evita soit enterrée dans un caveau au nom de Peron. Et voilà comment le cercueil atterrit dans le caveau de ses parents.

L’endroit est assez simple si l’on compare avec les délires statuaires d’autres caveaux du cimetière. Mais il y a foule devant, et des fleurs, et des plaques louant la passionaria. Témoins de l’engouement que suscite encore aujourd’hui Evita Peron. 

Caveau d'Evita Peron -Cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Caveau d’Evita Peron -Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Evita Forever - Cimetière de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Evita Forever – Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine
Evita Forever - Cimetiere de Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Evita Forever – Cimetière de Recoleta – Buenos Aires – Argentine

Nous finissons par sortir du cimetiere, pour nous retrouver dans la très grande Plaza Francia. Beaux bâtiments anciens, belle statue centrale, mais surtout, grandes pelouses et immense marché artisanal. Nous ne resistons pas à faire un tour dedans. Eline en profite pour trouver un petit souvenir. Et puis l’ambiance bohème du lieu nous gagne. On achète de quoi manger à un petit stand ambulant, et pique-niquons dans la pelouse, comme tout le monde.

Plaza de Francia - Buenos Aires - Argentine
Plaza de Francia – Buenos Aires – Argentine
Bâtiment Européen et Palmiers tropicaux - Buenos Aires - Argentine
Bâtiment Européen et Palmiers tropicaux – Buenos Aires – Argentine
Plaza Francia - Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Plaza Francia – Recoleta – Buenos Aires – Argentine

L’après-midi sera culturel : nos pas nous mènent au musée des Beaux Arts de Buenos Aires, gratuit, immense, et qui retrace toute l’histoire de l’art International, des Flamants à l’Art Moderne, en passant par les Artistes Argentins. Quelle richesse ! Evidemment, ce n’est pas le Louvre, mais c’est quand même l’un des musées les plus riches d’Amérique du Sud, et nous y découvrons des toiles jamais vues en Europe : Rembrandt, Rubens, Le Greco, Goya, Rodin, Monet, Manet, Renoir, Van Gogh, Gauguin, Picasso, Modigliani, Klee, Kandinski, Pollock, ils sont tous là ! Nous ne visiterons que le rez-de-chaussée, impossible de faire correctement le tour du musée en quelques heures…Nous nous arrêtons un peu plus sur les toiles Argentines, retrouvant l’histoire du pays, ses indiens et ses gauchos (petite pensée pour Milena)….

Rodin - Musée des Beaux Arts - Buenos Aires - Argentine
Rodin – Musée des Beaux Arts – Buenos Aires – Argentine
Musée des Beaux Arts - Buenos Aires - Argentine
Musée des Beaux Arts – Buenos Aires – Argentine
Gaucho - Musée des beaux arts - Buenos Aires - Argentine
Gaucho – Musée des beaux arts – Buenos Aires – Argentine
Dans le Musée des beaux arts - Buenos Aires - Argentine
Dans le Musée des beaux arts – Buenos Aires – Argentine

En sortant, Geoffrey et Eric se dirigent vers l’université de droit. Magnifique bâtiment néo-classique, abritant la faculté mais aussi une galerie d’art, une bibliothèque, même un musée. Ca doit être quelque chose d’étudier ici !

Dans l'université de droit - Recoleta - Buenos Aires
Dans l’université de droit – Recoleta – Buenos Aires

Petite pause quand même, histoire de reprendre des forces, puis nous nous dirigeons vers Floralis Generica, une fleur de plus de 20 mètres de haut, toute d’acier et d’aluminium, construite en 2002. Elle est censée représenter la dynamique du temps. Ainsi, elle s’ouvre le matin, et se referme le soir. Nous, on l’aura vu uniquement ouverte..

Encore plein de photos souvenirs devant ce nouveau symbole de Buenos Aires. Gros délires pour ne pas trop penser au fait que demain, les cousins retournent en France…

Floralis Generica - Buenos Aires - Argentine
Floralis Generica – Buenos Aires – Argentine
Floralis Generica - Buenos Aires - Argentine
Floralis Generica – Buenos Aires – Argentine
Floralis Generica - Buenos Aires - Argentine
Floralis Generica – Buenos Aires – Argentine
Floralis Generica - Buenos Aires - Argentine
Floralis Generica – Buenos Aires – Argentine
Selfie familial géant ! - Floralis Generica - Buenos Aires - Argentine
Selfie familial géant ! – Floralis Generica – Buenos Aires – Argentine

Puis nous retournons Plaza Francia, où nous admirons les danseurs de tango, et restons en arrêt devant le centre culturel Recoleta. Nous nous demandons si sa façade est liée à un événement spécifique ou si elle est toujours comme ça. En tout cas, c’est magnifique, et représentatif de la ville et de son activité culturelle, justement. Renseignements pris, nous découvrons que cette façade est toute récente, inaugurée en Janvier 2019, et qu’elle a fait forte polémique : recouvrir de couleurs vives dans un esprit hip hop un ancien cloitre du XVIIIeme siècle, il fallait oser. Pour ma part, je trouve ça génial !

Centre Culturel Recoleta - Buenos Aires - Argentine
Centre Culturel Recoleta – Buenos Aires – Argentine

Nous finissons quand même par quitter Recoleta. On n’a toujours pas fait de shopping et Theo, Eline et Eden aimeraient bien quand même en faire un peu… Où aller ? On ne va pas retourner à Palermo, trop cher et trop loin…Je ne vois que les Galeries Pacifico, au moins je sais où c’est (calle Florida), et le lieu est beau… et plein de boutiques assez fashion. Et puis la calle Florida a l’avantage d’être relativement près de l’immeuble où nous logeons.

Une petite heure plus tard, nous sortons des galeries avec chacun ou presque un nouveau vêtement, et rentrons bien vite à l’appartement.

Il faut dire que ce soir est très spécial : c’est le dernier ensemble, et nous avons décidé d’aller voir un spectacle de Tango, comme il y en a pas mal en ville. Il parait que les meilleurs danseurs du pays s’y produisent ! Notre choix s’est porté sur la Piazzolla Tango, Calle Florida. On l’aura arpentée cette rue ! Pour l’heure, nous faisons notre maximum pour être sur notre 31. Car ces dîners-spectacles sont bien réputés, et la tenue de soirée est de mise. Alors… comment porter une tenue de soirée autour du monde ? Pour les cousins, pari réussi. Carole a même les petits nu-pieds à talons parfaits pour l’occasion. Pour nous… c’est BEAUCOUP plus complexe ! Geoffrey s’en sort avec un pantalon noir et un tee-shirt noir, malgré les chaussures de trail Salomon et un pantalon qui tient plus du jogging que du smoking. Eden est mimie de toute façon, même si le short d’été avec les collants anti-froid-patagonique ne sont pas forcément assortis. Quant à moi,je suis sauvée par une robe à 15 Euros achetée à Sydney, qui a l’avantage d’être noire unie, même si la matière tient plus du tee-shirt. Et le collant, idem, c’est un dessous technique anti-froid… mais chut… personne n’a rien vu! Pour les chaussures, ben… baskets…

Parés de nos plus beaux atours, nous voici donc trottant dans les rues de Buenos Aires. Petite mise en bouche du spectacle par un couple dansant le tango dans la rue.

A Buenos Aires, le tango est partout - Argentine
A Buenos Aires, le tango est partout – Argentine

Nous finissons par trouver la Piazzolla Tango, joli théâtre ayant pris place dans un ancien cabaret, caché dans une impasse gardée par des grilles. On ne trouvait pas ! 

Et là, la honte tombe sur moi. Les femmes sont toutes ultra apprêtées, paillettes, décolleté et talons sont de sortie. En descendant l’escalier, je demande à Eden de marcher devant moi. Si on pouvait oublier mes baskets au moins…

Arrivés en bas, un cours de tango a commencé dans le hall. Nous nous installons à table dans la jolie salle de spectacle, puis revenons au cours de danse. Franchement, pas envie de me faire remarquer. Geoffrey et moi restons sur le côté. Eric et Carole, eux, profitent du cours et font leurs premiers pas dans ce joli décor.

Cours de Tango pour Carole et Eric - Buenos Aires - Argentine
Cours de Tango pour Carole et Eric – Buenos Aires – Argentine
Eric et Caroie, tout beaux pour le spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Eric et Carole, tout beaux pour le spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine

Un peu plus tard, retour à table où nous dînons joyeusement. Mais, il est à quelle heure le spectacle ? Il ne commencera qu’à 22H30. Et durera jusque minuit passé. Bien tard pour tout le monde, et notamment Eden qui finit par s’effondrer quand même (mais en garde un souvenir merveilleux). Pour les grands, nous sommes vite happés par ces couples virevoltant sur la piste. Les tableaux s’enchaînent. Que c’est beau ! Pour le chant, les avis sont partagés. Théo adore…moi j’ai un peu plus de mal. Dans tous les cas, le spectacle est effectivement d’une très grande qualité. Le séjour de Carole, Eric, Théo et Eline se finit en apothéose.

Spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine
Spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine
Spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine
Spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine
Après le spectacle de Tango - Buenos Aires - Argentine
Après le spectacle de Tango – Buenos Aires – Argentine

Et c’est donc à plus de minuit que, tels Cendrillon, nous rentrons bien vite dans nos appartements. Enfin, nous, contrairement à Cendrillon, la bonne fée n’a pas trouvé comment nous filer de belles fringues :-))

On s’embrasse bien fort car demain, la famille Duarte part très tôt, et les au revoir seront rapides. On a passé 10 jours formidables ensemble ! Ca va être dur de reprendre notre route sans eux…

Le 21 Avril aux aurores, les cousins frappent à notre porte pour un dernier bisou, et nous voici de nouveau seuls. Après la Patagonie et les jours passés ensemble, j’ai le moral dans les chaussettes, du mal à enchaîner. D’ailleurs, aucun de nous trois n’a envie de rien aujourd’hui. On finit par quand même trouver l’énergie d’organiser la suite du voyage et mettre à jour notre budget. A 14H, on met enfin timidement le nez dehors….

Nous décidons de passer les quelques heures qui nous restent à Buenos Aires dans l’un des quartiers que nous n’avons pas encore exploré : San Telmo. C’est un des plus anciens quartiers de la ville. Les premiers marins vinrent s’y installer, avant la Boca, avec qui il se dispute la naissance du Tango. Petit à petit, il devint le quartier chic de la ville, jusqu’à une épidémie de fièvre jaune à la fin du XIXeme siècle, qui repoussa les riches aristocrates vers Palermo. Restèrent les beaux immeubles, découpés en appartements, et occupés depuis lors par les immigrés nouvellement arrivés. Aujourd’hui, le quartier, toujours populaire, devient de plus en plus bobo.

Lorsque nous arrivons dans le quartier, nous nous dirigeons vers le Mercado, ancien marché couvert, reconverti en marché “de tout”. Les fruits et légumes côtoient les stands de restauration, les chapeaux, les antiquaires, etc…On se croirait un peu au Marché des Enfants rouges, près de chez nous, à Paris, en plus drôle et plus hétéroclite. Je retrouve mes marques, et le sourire. Geoffrey me propose un café. Parfait. Oui, passons un peu de temps ici.

Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Brocante - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Brocante – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Fruits et légumes - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Fruits et légumes – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Casquettes - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Casquettes – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Bric à Brac - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Bric à Brac – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Stand restauration - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Stand restauration – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Tous ces saucissons ! - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Tous ces saucissons ! – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Pavillon Français dans le marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Pavillon Français dans le marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine

Et soudain, un air d’opéra jaillit juste à côté de nous. Mais d’où vient donc ce chant ? D’un vieil électrophone à vendre ? Non, trop puissant. En fait, ce sont deux jeunes filles, qu’on a d’abord prises pour des marchandes de primeurs qui sont ici pour gagner quelques pesos, et poussent la chansonnette. Bien vite, les badauds affluent pour écouter. Et elles se jouent du public, l’incorporant dans leur spectacle. Superbe. Bravo les filles ! 

Chanteuses d'opéra, avec le public pour figurant - Marché de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Chanteuses d’opéra, avec le public pour figurant – Marché de San Telmo – Buenos Aires – Argentine

Nous flânons un peu entre les allées, expliquant à Eden le rôle de beaucoup de bien vieux objets inconnus d’elle.

Et puis nous finissons par sortir. C’est le dimanche de Pâques et les rues sont noires de monde. Nous entrons dans quelques boutiques de créateurs et d’antiquaires, avant d’atteindre la plaza Dorrego, le coeur du quartier, où se tient la Feria de San Telmo chaque dimanche et jour fériés (et on est dimanche et c’est un jour férié !), le marché aux puces de Buenos Aires. Mais c’est déjà la fin d’après midi, et les vendeurs sont tous en train de ranger leurs stands. A peine a-t-on le temps de regarder quelques livres ou pièces d’argenterie. Pas grave. Une belle boutique de sombreros nous tend les bras. On essaie pas mal de couvre-chefs, mais réussissons à ne pas craquer malgré tout. Sur la place, un attroupement s’est formé : tout le monde regarde une très jeune danseuse de tango et son père. Ha oui, on commence à danser très jeune ici. Quelle grâce !

Dans les rues de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Dans les rues de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Dans les rues de San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Dans les rues de San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Street Art - San Telmo - Argentine
Street Art – San Telmo – Argentine
Street Art - San Telmo - Argentine
Street Art – San Telmo – Argentine
Boutique de créateur au nom ...San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Boutique de créateur au nom …San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Antiquaire - San Telmo - Buenos Aires - Argentine
Antiquaire – San Telmo – Buenos Aires – Argentine
Tout pour le Tango - San Telmo - Argentine
Tout pour le Tango – San Telmo – Argentine
Chaussures de Tango - Buenos Aires - Argentine
Chaussures de Tango – Buenos Aires – Argentine
Sombrero ! - San Telmo - Argentine
Sombrero ! – San Telmo – Argentine
Tango ! - San Telmo - Argentine
Tango ! – San Telmo – Argentine

Nous finissons par tenter de voir la Basilique Nuestra Senora de Bethlem. Las, trop tard, elle est fermée. Mais à côté, son cloître est bien ouvert. Il a été reconverti en centre culturel. Pas mal cette ville qui reconvertit ses cloîtres en lieux de culture. Moi j’aime bien 🙂

A l’intérieur, un spectacle video va se tenir. En attendant qu’il démarre, un concert de Mercedes Sosa est retransmis sur grand écran. On écoute et regarde…Encore une icône Argentine. Tiens, c’est le concert qu’elle a donné à l’Olympia qui est retransmis.

Finalement nous rentrons dans notre petit appartement, la journée fut contre toute attente bien agréable. Et puis ce soir, on doit faire l’éducation d’Eden : On regarde en famille “Retour vers le futur”. Théo nous a demandé comment c’était possible qu’elle ne connaisse pas. Super moment en famille aussi. Et petit clin d’oeil aux cousins !

Buenos Aires, San Telmo :

Demain, on part vers le Nord, à Salta.

 

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