Argentine : Tilcara : Rendez vous en terre Quechua…

Nous voyageons depuis bientôt 8 mois, et nous accusons une fatigue bien difficile à comprendre pour notre famille et nos amis restés en France à travailler. 

He oui, le voyage au long cours, ce ne sont pas “des vacances”, et ça fatigue… beaucoup. 

Le rythme des journées est souvent soutenu, entre organisation au quotidien de l’hébergement et des transports, levers souvent très matinaux, découvertes, voyage, éducation d’Eden, rencontres, blog, émotions, gestion de l’équipement, lits au confort parfois discutable, douches souvent froides, nourriture inconnue…. 

Nous sommes effectivement sortis de notre zone de confort, et le corps le ressent. Certes nous avons une liberté absolue et sommes plus qu’heureux de notre choix et d’avoir la chance de réaliser ce rêve, mais nous sommes en “légère” surchauffe.

Alors nous prenons une décision radicale. Stopper. Pendant 10 jours, ne pas bouger. Dormir au même endroit. Faire une vraie pause… Bon, en explorant les environs “quand même”. Et pas à la plage, soit.

Ce seront les Andes Argentines. Nous venons de découvrir la région au Sud de Salta, que les voyageurs appellent “la Boucle Sud”. Nous poserons nos sacs sur le parcours de la “Boucle Nord”.

Le 26 Avril après-midi, nous prenons donc le bus depuis Salta, direction Tilcara, le petit village où nous allons nous poser, à 4H30 de route. Le bus chemine vers le Nord. Nous dépassons Jujuy, l’autre grosse ville de la province, 300 000 habitants, et pénétrons définitivement dans les Andes Amérindiennes. Ici, on parle encore Quechua ! 

La route grimpe et devient lacets. L’air est plus pur, la végétation plus rare…Nous entrons dans la magnifique “Quebrada de Humahuaca”, patrimoine mondial de l’Unesco, qui se poursuit jusqu’à la frontière Bolivienne. Mais pour nous le soleil est couché, et nous poursuivrons d’admirer ces beaux paysages plus tard. 

Nous finissons par atteindre Tilcara, à 2500 mètres d’altitude dans la nuit noire et le froid. En guise d’accueil, pas de taxi, juste quelques chiens errants, et nous nous rendons à l’évidence : il faut grimper tout en haut du village à pied avec tout notre équipement ! On a beau “voyager léger”, je regrette quand même de ne pas avoir réussi à alléger encore plus nos sacs ! Au détour d’une ruelle, des chiens s’approchent, grognent, menacent. Hum… peut être qu’ils vivent vaguement ici et défendent leur territoire. Nous, nous allons faire demi-tour doucement. Tout va bien. 

Lorsque nous atteignons enfin notre « home-sweet-home » j’ai totalement oublié le froid ambiant et je souffle comme une grand-mère ! On sentirait un peu l’altitude que ça ne m’étonnerait pas… Notre maisonnette est toute mignonne et doit offrir une superbe vue, étant donné sa situation. On verra tout ça demain…En attendant, nos voisins, un couple de Français qui a l’air très sympa, nous souhaitent la bienvenue (ce ne serait pas un peu touristique, Tilcara, finalement ?). Un peu plus tard, ils passent nous proposer de dîner ensemble. Franchement c’est adorable mais là, on a froid et on n’a vraiment pas le courage de redescendre au village / remonter après dîner. Demain peut-être ? Ce soir nous nous contentons des restes de nos provisions que nous avalons en doudoune, et nous couchons bien tôt. Tous les trois dans le même lit, histoire de se tenir chaud. Mais comment on chauffe cette maison ??

Le 27 Avril au matin, le réveil est très difficile! Il fait un froid de canard, et ce n’est pas le feu que Geoffrey parvient à lancer dans le poêle au milieu du salon qui suffit à réchauffer vraiment l’atmosphère…Et puis on est venu pour se reposer, non ? Alors à quoi bon sortir de la couette ? Ce sont finalement nos voisins qui nous poussent à nous mettre en action : eux ont prévu mille visites, et nous proposent de nous retrouver ce soir. Ce sera avec plaisir ! Et puis surtout, j’ai bien fait de sortir de la chambre. Quelle vue !!! Le salon de notre maison de poupée dispose de 2 grandes baies vitrées donnant sur la montagne face à nous. Wahou ! He bien si on ne bouge pas, on profitera quand même du panorama ! 

On est bien chez nous -Tilcara - Nordeste - Argentine
On est bien chez nous -Tilcara – Nordeste – Argentine

Nous prenons contact avec Maira, qui s’occupe de la maison, pour s’organiser, car elle a plus l’habitude des touristes qui restent une nuit, deux maximum, que dix. Et puis nous descendons enfin au village. 

Tilcara, “Etoile filante” en Quechua. Juste en dessous du Tropique du Capricorne. 4500 habitants. Mais la bourgade devient de plus en plus touristique. Et puis l’année y est rythmée par les cérémonies et les festivals. Dommage, on vient de rater la Semana Santa, très réputée paraît-il…

Nous descendons joyeusement (forcément, c’est plus facile en descente, le chemin village-casa), escortés par quelques cabots auxquels nous finirons par nous habituer totalement (Geoffrey les appellera nos “Escort Dogs”).

En route pour le marché - Tilcara - Nordeste - Argentine
En route pour le marché – Tilcara – Nordeste – Argentine

Les rues, bien droites, s’organisent autour d’une jolie placette avec son marché artisanal. Mais c’est charmant Tilcara ! Et bien touristique, effectivement, avec ses bars et restaurants, même si l’atmosphère reste authentique.

Accueillante terrasse dans le village - Tilcara - Nordeste - Argentine
Accueillante terrasse dans le village – Tilcara – Nordeste – Argentine

Nos deux premiers stops sont des ratés. Forcément, à se lever tard…la laverie vient de fermer et comme nous sommes Samedi il faudra attendre deux jours. Et le marché aussi ferme en fin de matinée…L’office de tourisme a lui décidé de rester ouvert à l’heure du déjeuner, alors nous en profitons pour glaner plein d’informations. Il y a des tonnes de choses à faire dans la région ! Ne pas perdre de vue qu’on veut se reposer quand même…

Après un déjeuner très sympa dans un restaurant bien tendance, nous achetons ce que nous pouvons trouver. Soit pas grand chose en l’absence de marché… Heureusement, un petit producteur local nous propose son fromage et du saucisson de lama (qui se révélera délicieux). 

L’après-midi passe à « rien », à la maison, face à notre vue de dingue.

En fin de journée, nous laissons un petit mot à nos voisins, leur donnant rendez-vous au village. Ils ne pourront pas nous rejoindre ce soir… mais nous testons un super restaurant : Arumi, semi gastronomique. Soupe, salade, pâtes…une présentation hyper soignée… et un régal… à prix doux, en plus ! 

Le soir, à Tilcara, entre voitures et chevaux - Tilcara - Nordeste - Argentine
Le soir, à Tilcara, entre voitures et chevaux – Tilcara – Nordeste – Argentine

La soirée s’achève sur une épique remontée dans notre casa frigorifique…mais la montée nous semble bien plus facile que la veille, même si je suis toujours aussi essoufflée. Le vin sûrement ?

Le 28 Avril, nous passons une matinée studieuse entre blog et leçons. Sauf que le Wifi est bien lent…moi qui espérais profiter de cette pause pour remettre le blog à flot, je sens que ça ne sera pas facile…

Eden, studieuse - Tilcara - Nordeste - Argentine
Eden, studieuse – Tilcara – Nordeste – Argentine

Et puis nous déjeunons sur notre superbe terrasse à la vue imprenable. On est…pas mal..

Sur notre terrasse - Tilcara - Nordeste - Argentine
Sur notre terrasse – Tilcara – Nordeste – Argentine

Mais cet après-midi, nous ne résistons pas plus longtemps, et partons à la découverte de la Pucara de Tilcara.

Le pont qui mène à la Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Le pont qui mène à la Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine

Une Pucara, c’est une forteresse, en Quechua. Située en haut d’une colline, pour des raisons défensives, c’est ici que vivaient les habitants de la région bien avant les Incas déjà, et cette Pucara est l’une des plus intéressantes de la Quebrada de Humahuaca, notamment parce qu’elle a fait l’objet d’une belle restauration du début jusqu’au milieu du XXeme siècle. Elle donne ainsi à voir, sur 18 hectares, les murs et fondations d’un village qui compta environ 1500 habitants : maisons, ateliers, places, tombes, espaces de cérémonie, cimetière..vaste labyrinthe entre vieilles pierres et cactus.

Cactus Candelabres et vieilles pierres - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Cactus Candelabres et vieilles pierres – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Cactus Candelabres et vieilles pierres - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Cactus Candelabres et vieilles pierres – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine

La visite ne se fait qu’avec un guide (du moins au départ), et si nous redoutons un peu de visiter à bon nombre les lieux, ce guide dynamique et drôle sera pour nous le premier maître en culture pré-Inca et Inca, dans laquelle nous nous apprêtons à plonger sans trop le savoir encore pour trois mois…

Et nous découvrons au fil de son discours de conteur les caravanes de lama chargées de sel, qui apportaient aux habitants des provisions autant que des nouvelles des autres vallées. Le système de troc, qui avait lieu d’un village à l’autre. Les agriculteurs, de l’autre côté de la montagne, et les artisans qui vivaient ici, travaillant le métal, la laine, le marbre, la pierre translucide, pour en faire, déjà, des lama miniatures. Les Incas, ces envahisseurs, qui imposèrent leur langue, le Quechua, et leurs Dieux. Et puis le très lourd tribut qu’il fallait leur payer sur les récoltes, sans jamais se rebeller sous peine de représailles. Les autels des lieux de cérémonie, où l’on adulait le Soleil et la Lune. La Pachamama (la Terre Mère), qu’on vénérait, et que l’on continue à vénérer aujourd’hui, quand elle se mélange parfois avec la Sainte Vierge. L’origine toute païenne du carnaval, qui ici se tient au moment des récoltes. Les habitants festoyaient alors sans rien devoir en retour. C’était l’abondance dont chacun jouissait. A cette époque de l’année le Diable vient prendre son dû dans chaque maison pour le rendre à la Pachamama : encore aujourd’hui, un homme se déguise en diable pour venir chercher les offrandes de chaque famille. Et puis ces grandes processions qui se tiennent encore… où l’on parcourt 20 km (aller !) avec 1500 mètres de dénivelé de 8 à 70 ans. A l’époque Inca, les crânes déformés des enfants, soigneusement ceints de linges et de métal depuis la naissance, parmi les castes supérieures. Pour “développer l’intelligence”. Les maisons qui ne servaient vraiment que pour se réfugier contre le froid nocturne mais la vie qui se déroulait uniquement dehors la journée, vu l’ensoleillement de la région. 

Dans la Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Dans la Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Cactus Candelabres et vieilles pierres - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Cactus Candelabres et vieilles pierres – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Stutue d'enfant - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Stutue d’enfant – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine

Après toutes ces histoires, le guide nous abandonne, nous laissant bien rêveurs, et nous achevons la visite seuls.

Nous déambulons encore un peu entre maisons et ateliers. Et nous rendons au “Monument”, sorte de pyramide au sommet tronqué qui n’a rien à voir avec l’architecture originelle de Tilcara. Il s’agit d’un bâtiment construit de toutes pièces en hommage aux premiers archéologues, en 1935. Pour ça, il fallut quand même raser des maisons d’époque et sacrifier une place…Moui…esthétique mais pas vraiment éthique…

El Monumento - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
El Monumento – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
El Monumento - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
El Monumento – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Porte - Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Porte – Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Dans la Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Dans la Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
Dans la Pucara de TIlcara - Nordeste - Argentine
Dans la Pucara de TIlcara – Nordeste – Argentine

Derrière, un mirador offre un beau point de vue sur la vallée, et au loin les petites cabanes qui servaient d’abri aux caravanes de lamas.

Vue sur Tilcara depuis la Pucara - Nordeste - Argentine
Vue sur Tilcara depuis la Pucara – Nordeste – Argentine

Nous revenons à l’entrée, faisons l’impasse sur le cimetière où une centaine de tombes sont toujours en place. Ici, on enterrait les morts en position agenouillée à même la terre, dans ledit cimetière, ou dans les cours des maisons, mais toujours avec de la nourriture, des instruments de musique et des outils, pour bien vivre dans l’au-delà. Et puis régulièrement, les tombes étaient réouvertes pour offrir aux morts de nouveaux enterrements, et renouveler les offrandes de nourriture et de boisson.

L’après-midi s’achève dans le joli jardin botanique attenant à la Pucara. Forcément, les cactus sont à l’honneur. Mais ce que nous retiendrons surtout, c’est cette étrange “Piedra Campana” (pierre-cloche, si l’on traduit littéralement), une pierre de 2,5 tonnes, qui résonne effectivement comme une cloche lorsqu’on la frappe.

Cactus Candelabres - Jardin botanique de la Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
Cactus Candelabres – Jardin botanique de la Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine
La roche-cloche - Jardin botanique de la Pucara de Tilcara - Nordeste - Argentine
La roche-cloche – Jardin botanique de la Pucara de Tilcara – Nordeste – Argentine

Ce soir, nous retrouvons Clarisse et Romain, nos chers voisins. Ouf ! Nous allons réussir enfin à dîner ensemble ! Nous descendons au village, avec l’intention de leur faire découvrir  Arumi, le super restaurant où nous avons dîné la veille. Mais il est complet, comme les autres établissements autour. Nous finirons par nous réfugier dans un tout petit boui-boui mais où le vin Argentin et la Salade aux Pommes de Terres des Andes nous réchauffent et nous mettent en joie. Nous passons une charmante soirée avec nos nouveaux amis, en vacances dans le froid Andin pour changer de leurs tropiques : ils vivent en République Dominicaine !

Le 29 Avril, une grosse journée nous attend : nous partons à la découverte de la région. Et pour cela, comme nous n’allions pas louer une voiture durant 10 jours (trop cher, et de toute façon il n’y a pas de loueur à Tilcara, il faudrait redescendre à Jujuy), nous avons demandé à Maira si elle connaissait quelqu’un. Elle nous a mis en contact avec Ivan, un très jeune chauffeur de taxi. Et il nous attend très ponctuellement à 8H du matin, juste devant notre porte. La classe !

Notre destination du jour : la Salina Grande, le plus grand salar (lac de sel) d’Argentine, une mise en bouche en attendant le Salar d’Uyuni, en Bolivie, dans quelques semaines.

Une fois dans la voiture d’Ivan, nous prenons donc la  ruta 9 en direction du Sud, puis obliquons vers la ruta 52, celle qui mène au Chili, au niveau de Purmamarca.

Dans la voiture d'Ivan - Tilcara - Nordeste - Argentine
Dans la voiture d’Ivan – Tilcara – Nordeste – Argentine
On the road - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
On the road – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine
On the road - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
On the road – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine
On the road - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
On the road – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine
Le long de la route - Vendeur de Sombreros - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
Le long de la route – Vendeur de Sombreros – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine
On the road - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
On the road – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine
On the road - Quebrada de Humahuaca - Nordeste - Argentine
On the road – Quebrada de Humahuaca – Nordeste – Argentine

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La route commence alors à monter, en lacets serrés, dévoilant encore une fois des panoramas impressionnants en contrebas. Petite pause pour admirer vraiment le paysage, puis nous poursuivons notre montée jusqu’au Col de Petrorillos, à 4170 mètres, encore bien plus haut que ceux qu’on a franchi jusque là, et premier passage de la barre des 4000. En voiture, soit, mais quand même, on est fiers.

Lorsque nous sortons, le souffle est court. Et nous sommes surpris par le froid (enfin, surpris, piqués plutôt, parce que le froid, on commence à comprendre que nous allons devoir vivre avec tous les matins, tous les soirs, et toutes les nuits…). 

Et la route monte, monte - Ruta 52 - Nordeste - Argentine
Et la route monte, monte – Ruta 52 – Nordeste – Argentine
Col de Petrorillos, 4170 mètres - Nordeste - Argentine
Col de Petrorillos, 4170 mètres – Nordeste – Argentine
Col de Petrorillos, 4170 mètres - Nordeste - Argentine
Col de Petrorillos, 4170 mètres – Nordeste – Argentine
Environs de Purmamarca - Nordeste - Argentine
Environs de Purmamarca – Nordeste – Argentine

Moment de rêverie… nous sommes seuls au monde. Quelques vigognes nous font l’honneur de leur visite. Sans se laisser approcher, n’exagérons rien. Mais qu’est-ce qu’elles sont gracieuses ! Bien plus petites que les lamas, on dirait presque des biches. 

Vigogne - Col de Petrorillos - Nordeste - Argentine
Vigogne – Col de Petrorillos – Nordeste – Argentine
Vigogne - Col de Petrorillos - Nordeste - Argentine
Vigogne – Col de Petrorillos – Nordeste – Argentine
Vigognes - Col de Petrorillos - Nordeste - Argentine
Vigognes – Col de Petrorillos – Nordeste – Argentine
Vigognes - Col de Petrorillos - Nordeste - Argentine
Vigognes – Col de Petrorillos – Nordeste – Argentine

Nous remontons tout de même dans la voiture, car il nous reste un peu plus de 50 km à parcourir. Nous amorçons la descente, et petit à petit, tel un mirage, le salar se laisse apercevoir derrière une dernière chaîne de  montagnes. Au milieu de ce relief escarpé, il est là, en contrebas, d’un blanc immaculé. Nous nous étonnons des nombreux camions que nous apercevons sur la route en bas. Mais rien de plus logique, puisqu’ils rejoignent tout simplement le Chili, via le Salar !

Rocher-Tortue - Juste avant de découvrir le Salar - Nordeste - Argentine
Rocher-Tortue – Juste avant de découvrir le Salar – Nordeste – Argentine
Et derrière se cache le Salar - Nordeste - Argentine
Et derrière se cache le Salar – Nordeste – Argentine
Juste avant de découvrir le Salar - Nordeste - Argentine
Juste avant de découvrir le Salar – Nordeste – Argentine
Première vision des Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Première vision des Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Et le paysage devient plat - Salar - Nordeste - Argentine
Et le paysage devient plat – Salar – Nordeste – Argentine

Enfin nous l’atteignons, ce salar. On a l’impression que la route défile sur un pont au dessus d’une mer blanche. C’est la première fois que nous découvrons ce type de paysage et nous sommes.. muets. Que c’est beau !

Piste en plein salar - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Piste en plein salar – Salinas grandes – Nordeste – Argentine

Ivan nous arrête à un endroit où quelques autochtones ont construit des stands en sel et accueillent les quelques touristes en leur proposant souvenirs et boissons chaudes.

Certains routards ont pris de l'avance - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Certains routards ont pris de l’avance – Salinas grandes – Nordeste – Argentine

Nous nous précipitons assez vite vers le salar en lui-même. Une espèce de piste permet aux camions de le traverser : il est en effet exploité pour son salpêtre, son iode, son magnésium, son lithium (vous savez, pour les batteries de votre ordinateur ou de votre portable) et évidemment, son sel. Les hommes qui y travaillent ont le visage enturbanné dans des vieux pulls ou tee-shirts tant la réverbération solaire leur brûle la peau.

Remorque sur le salar - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Remorque sur le salar – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine

Mais comment s’est-il formé ? On apprend que les hautes montagnes qui l’entourent captent l’eau de pluie. La forte activité volcanique de la région a fortement chargé la roche en minéraux, et l’eau qui ruisselle les fait remonter à la surface, pour former une lagune. Ensuite..l’eau s’évapore à cause de la chaleur tropicale de la journée et laisse apparaître ce désert de sel, à 3500 mètres d’altitude. 

Comme les autres touristes qui se sont arrêtés, nous nous mettons à jouer avec la perspective sur ce sol totalement plat. Clichés inoubliables autant qu’amusants !

Sur le Salar - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Sur le Salar – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Sur le Salar - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Sur le Salar – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Jeux de perspective - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Jeux de perspective – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Jeux de perspective - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Jeux de perspective – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Jeux de perspective - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Jeux de perspective – Salinas grandes – Nordeste – Argentine

Et puis nous revenons vers les petites échoppes où nous nous offrons un pastel de queso (sorte de pâte à pizza fourrée au fromage de brebis et cuite au feu de bois) et un thé.

Bar en sel - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Bar en sel – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Degustation de Pastel de Queso - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Degustation de Pastel de Queso – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Lamas miniatures en sel - Salinas grandes - Nordeste - Argentine
Lamas miniatures en sel – Salinas grandes – Nordeste – Argentine
Bar en sel - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Bar en sel – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Lama et cactus de sel - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Lama et cactus de sel – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine

Second arrêt un peu plus loin. Ici les hommes ont creusé des sillons dans le salar, qu’ils ont remplis d’eau pour en récolter le sel plus facilement. La couleur turquoise de ces petits bassins nous étonne mais n’est autre que le reflet du ciel dans l’eau. 

Petit canal turquoise sur Salar - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Petit canal turquoise sur Salar – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Eden devant un tas de sel - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Eden devant un tas de sel – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Elle est salée l'eau ? - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Elle est salée l’eau ? – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine

Et c’est parti pour une séance de saute-cabri. Geoffrey s’essaie à devenir un yamakasi juste pour la photo, et Eden est tout en grâce, on dirait une petite gazelle, ou une petite vigogne, pour faire local. Moi qui avais peur qu’elle ne mouille ses baskets…

Eden la gazelle - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Eden la gazelle – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Concours de sauts - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Concours de sauts – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Geoffrey le yamakasi - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Geoffrey le yamakasi – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Saut familial- Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Saut familial- Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Photo de famille - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Photo de famille – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine
Zen aux Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Zen aux Salinas Grandes – Nordeste – Argentine

Ivan, lui, refuse de sauter, mais rit de bon coeur avec nous et joue les photographes.

Un bel instant partagé.

Geoffrey et Ivan - Salinas Grandes - Nordeste - Argentine
Geoffrey et Ivan – Salinas Grandes – Nordeste – Argentine

Mais il nous faut bien repartir, et nous reprenons la route dans le sens opposé. 

Nous nous arrêtons un peu en amont du village de Purmamarca, pour voir la “montagne des 7 couleurs”. La région nous avait déjà pas mal habitués à ces roches jaunes, vertes, rouges. Et bien nous sommes servis ! Nous montons sur un mirador, et face à nous, la fameuse montagne ! Je n’ai pas essayé de compter s’il y en avait bien 7 mais les mauves, rose, ocre et vert sont bien là !

Ruta 52 - Nordeste - Argentine
Ruta 52 – Nordeste – Argentine
Environs de Purmamarca - Nordeste - Argentine
Environs de Purmamarca – Nordeste – Argentine
Roche rouge du Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Roche rouge du Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Derrière nous, el Cerro de los 7 colores - Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Derrière nous, el Cerro de los 7 colores – Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Sur le Mirador du Cerro de los 7 colores - Nordeste - Argentine
Sur le Mirador du Cerro de los 7 colores – Nordeste – Argentine
Derrière nous, el Cerro de los 7 colores - Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Derrière nous, el Cerro de los 7 colores – Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Derrière Eden, el Cerro de los 7 colores - Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Derrière Eden, el Cerro de los 7 colores – Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine

Nous sommes au début du Paseo de los Colorados, un petit sentier de 3 km qui fait le tour de la montagne. et que nous avions décidé de parcourir à pied. Mais maintenant la température est bien élevée, et Ivan est là, avec sa voiture, à nous dire qu’on peut emprunter la piste avec. Hum… pas très dans l’effort tout ça… Mais tant pis. Il doit bien faire 35 degrés, alors marcher, même 3 km, ça ne nous donne pas très envie (l’amplitude thermique dans les Andes est juste incroyable ! Tu gèles la nuit et tu meurs de chaud le jour). Va pour la balade en voiture alors. Nous nous arrêtons alors qu’un chemin s’enfonce dans une étroite vallée sur notre droite. Geoffrey veut y aller. Eden et moi…non…

Il s’y aventure donc seul, et nous ne le voyons pas revenir. Ha…ça commence à devenir son habitude, ça…Même Ivan se demande où il est passé. C’est qu’il y a des scorpions dans le coin nous dit-il.. Geoffrey finira quand même par revenir sain et sauf. Ouf !

Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
En attendant Geoffrey...Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
En attendant Geoffrey…Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Montagne aux 7 couleurs - Paseo de los colorados - Nordeste - Argentine
Montagne aux 7 couleurs – Paseo de los colorados – Nordeste – Argentine
Montagne colorée - Nordeste - Argentine
Montagne colorée – Nordeste – Argentine
Montagne colorée - Nordeste - Argentine
Montagne colorée – Nordeste – Argentine
Geoffrey devant la montagne aux 7 couleurs - Nordeste - Argentine
Geoffrey devant la montagne aux 7 couleurs – Nordeste – Argentine
Montagne aux 7 couleurs - Nordeste - Argentine
Montagne aux 7 couleurs – Nordeste – Argentine

Nous finissons tranquillement ce joli paseo en voiture tous ensemble pour arriver au fond du village de Purmamarca, “le lieu de la terre vierge” en Quechua. C’est une belle langue,  décidément, le Quechua !

Le village est tout mignon, avec ses cactus et ses maisons en adobe, entre les cactus. Petit arrêt sur la plaza centrale, où se tient un marché artisanal. Au fond, derrière des arcades, une petite église toute blanche avec sa charpente et son autel en bois de cactus. C’est l’une des plus anciennes de la région.

Eden devant l'arche de l'église de Pumamarca - Nordeste - Argentine
Eden devant l’arche de l’église de Pumamarca – Nordeste – Argentine
Les rues de Pumamarca - Nordeste - Argentine
Les rues de Pumamarca – Nordeste – Argentine

Mais, maintenant que la vallée est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, on voit que le tourisme se développe vite ici aussi : les hôtels et restaurants fleurissent.

Nous achetons une petite tasse à maté, histoire de suivre les coutumes locales,  pique-niquons sur la place centrale, et rentrons bien vite à Tilcara.

Merci Ivan pour cette belle journée et ces belles découvertes !

On ne s’est pas tant reposés que ça à Tilcara, mais il nous reste encore quelques jours…

Il en reste encore pas mal dans la région… à suivre au prochain épisode…

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